Désignation du président de la CENI : le procès-verbal des confessions religieuses attendu à l’Assemblée nationale

Le procès-verbal des confessions religieuses sur la désignation de leur représentant à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est attendu mercredi 28 juillet à l’Assemblée nationale. 

La chambre basse devra le transmettre à la commission mixte paritaire Opposition-Majorité. 

Celle-ci passera au peigne fin le dossier du candidat et éventuellement des autres avant d’en soumettre le rapport à la plénière pour entériner ou rejeter avant l’ordonnance d’investiture. 

La loi organique de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), telle que modifiée et votée le 11 juin en seconde lecture au Sénat dispose que le président de la CENI provienne de la composante société civile-confession religieuse. Celle-ci est organisée en son sein autour d’une charte de la commission d’intégrité et médiation électorale (CIME).  

Elle prévoit le consensus comme mode de désignation et à défaut le vote pour départager les candidats.  

Mardi 27 juillet, les confessions religieuses n’ont pas pu se départager pour trouver le remplaçant de Corneille Nangaa à la tête de la CENI.  

Après avoir auditionné les candidats retenus pour le second tour jusque tard dans la soirée, les délégués des confessions religieuses se sont séparés en queue de poisson.  

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) ont affirmé avoir suspendu leur réunion, le temps pour eux de réexaminer en profondeur une candidature supposée à problème.  

Mais à en croire plusieurs sources, six autres délégués des confessions religieuses se sont retrouvés dans la même nuit pour désigner le candidat président sans l’ECC et la CENCO.  

Ces sources indiquent que la primeur sur le nom serait réservée au parlement.  

A ce sujet, la CENCO et l’ECC s’opposent au vote et se disent non concernées par la CIME. 

Cette situation est similaire au scenario de désignation de Corneille Nangaa et de Ronsard Malonda sans le consentement de la CENCO et de l’ECC. 

Le cas Malonda avait suscité de fortes tensions et n’avait pas été validé par le Président de la République. 

 

 

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