Crise humanitaire : le CICR invite les bailleurs des fonds à s’intéresser particulièrement à l’Est de la RDC

Le directeur régional Afrique du CICR déplore les  dégâts humains causés par des attaques qui perdurent dans la partie Est de la RDC. Il  a fait cette déclaration le samedi 28 août  à  Goma, à la fin de son séjour dans les provinces du Nord – Kivu et de l’Ituri, touchée par des conflits armés. Selon lui, ces dégâts humains restent malheureusement irréversibles. Dans une conférence de presse animée  à Goma, il déploré le fait que des milliers de personnes ont choisi de ne pas faire partie de la guerre dans ces deux provinces mais qui sont paisiblement restées dans leurs villages d’origine qui soient au centre des attaques.

Patrick Youssef invite les bailleurs de fonds et toutes les organisations régionales à avoir un regard particulier sur la situation de l 'Est de la RDC qui reste préoccupante :

 « Une victime de violence sexuelle n’est plus la même avant et après l’incident. La mort d’un membre de famille est effectivement irréversible. Une alarme éthique pour tous les porteurs d’armes de considérer aujourd’hui que le dégât humain est considérable. Je le répète : considérable, au vu justement du fait que cette région du monde est malheureusement oubliée, parfois négligée par les bailleurs des fonds, par les organisations régionales… en espérant justement que ce type de visite puisse également apporter un peu plus de clarté et mettre l’emphase sur le contexte de l’Est du Congo qui pour nous également est très préoccupant ».

Selon ce responsable du CICR, la crise humanitaire que connaît la RDC est la deuxième au monde. Elle devrait attirer selon lui beaucoup plus d’attention.

« Quand on parle de 5,2 millions des déplacés internes dans le pays, c’est quand même le pays avec le 2ieme plus grand nombre des déplacés après la Syrie.  Et donc cette crise humanitaire dans ce pays, à mon avis est l’une des plus importantes du monde, et devrait attirer beaucoup plus d’attention non seulement financière mais politique », a-t-il soutenu.

Patrick Youssef invite les acteurs à prendre en compte dans leurs interventions l’impact de la violence sur les populations. Selon lui, ces populations sont non seulement fatiguées mais aussi moralement très défiées par ce qui se passe dans la zone depuis plus d’une décennie. 

Il  précise que le CICR va continuer à répondre aux besoins de ces populations. 

 

 

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