Deux Congolais arrêtés aux Etats-Unis pour trafic d’espèces sauvages

Deux Congolais ont été arrêtés le 4 novembre dernier aux Etats-Unis. Selon le site de l’ambassade des Etats-Unis en RDC qui livre l’information lundi 8 novembre, ces personnes sont accusées de trafic d’espèces sauvages. Environ 3,5 millions de dollars d’ivoire, de corne de rhinocéros et d’écailles de pangolin ont été saisis, à la suite d’une coopération multinationale de plus de deux ans entre le service de Sécurité diplomatique de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, Homeland Security Investigations (HSI) et le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) pour mettre fin à l’opération de trafic d’espèces sauvages.

À la fin de la semaine dernière, une Equipe spéciale composée de la branche répressive de l’autorité congolaise chargée de la faune, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), de la Police nationale congolaise (PNC), d’Interpol et de membres de l’armée congolaise (FARDC) a saisi des produits de contrebande liés au trafic d’espèces sauvages dans plusieurs cachettes à Kinshasa. 

L’équipe spéciale a saisi 937.57 Kgs d’ivoire et 34 Kgs d’écailles de pangolin d’une valeur approximative de 3,5 millions de dollars.  Les Forces de l’ordre congolaises et l’équipe de l’ambassade ont ensuite travaillé ensemble pour assurer un stockage approprié des articles saisis à la Banque centrale.

Cette opération a été menée dans le cadre du Partenariat Privilégié pour la Paix, la Prospérité et la Préservation de l’environnement entre les États-Unis et la RDC, par lequel les deux pays travaillent ensemble pour promouvoir une gouvernance efficace, améliorer l’état de droit, lutter contre la corruption et combattre le crime.

En ce qui concerne cette affaire, le gouvernement des États-Unis, notamment par l’intermédiaire du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression (INL) du Département d’État, assiste la RDC à protéger ses ressources naturelles dans l’intérêt du peuple congolais et de l’humanité.

« J’applaudis l’action rapide de la task force États-Unis-RDC. Le succès de cette opération illustre l’engagement concret du gouvernement des États-Unis à collaborer avec les forces de l’ordre congolaises pour combattre le trafic illicite d’espèces sauvages qui prive la RDC de ses trésors naturels et sert à financer les groupes armés et les terroristes », a déclaré l’Ambassadeur Mike Hammer.

Et d’ajouter : « Nous continuerons à travailler ensemble pour contrecarrer ces acteurs néfastes et protéger la biodiversité de la République démocratique du Congo. »

Les États-Unis soutiennent le président Felix Tshisekedi et la décision du gouvernement congolais d’accorder la priorité à mettre fin à la corruption et à l’impunité.

Pour faire avancer cette cause commune et continuer à réduire le trafic de produits de la faune sauvage en RDC et de soutenir les efforts de conservation au niveau mondial, les États-Unis continueront à collaborer pour renforcer la capacité du système de justice pénale de la RDC à enquêter, arrêter et condamner les trafiquants.

Cette opération conjointe RDC- Etats Unis est une grande victoire qui met en garde les personnes impliquées dans le trafic d’espèces sauvages ou dans des activités économiques illicites connexes.

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