RDC : échauffourées entre les manifestants et la police à Goma

Au moins trois policiers et un civil ont été tués lors des échauffourées entre les manifestants et la police, lundi 20 décembre à Goma (Nord-Kivu). La tension fait suite à l’appel à la journée ville morte décrétée, ce lundi à Goma, par une dizaine de mouvements citoyens. Ils protestent contre l’insécurité grandissante et une éventuelle entrée de la police rwandaise sur le sol congolais en vue de mutualisation des efforts dans la lutte contre la criminalité urbaine transfrontalière.

La police, qui confirme ce bilan provisoire parle d’une situation très tendue sur l’axe Mutinga – Majengo. Elle fait état du déploiement des éléments de la police pour tenter de contenir la situation.

Cette journée ville morte s’est transformée à des manifestations populaires dans plusieurs quartiers de la ville, déplore la police, qui qualifie la situation de très tendue. Elle concerne la partie nord et ouest de la ville, l’axe Mutinga – Majengo et l’axe Katindo 3 paillotes jusqu’à Ndosho.

Tôt ce matin, des jeunes manifestants des quartiers Majengo et Buhene en colère sont descendus dans la rue pour placer des barricades et bruler des pneus sur la chaussée.

Des altercations s’en sont suivies avec la police, qui tentait de disperser les manifestants. Trois policiers et un civil sont tués et deux armes de la police emportées, affirment les sources de la police, parlant d’un bilan encore provisoire.

La police déplore la présence et la détention d’armes par des civils. D’autres sources confirment quelques blessés aussi parmi les civils.

Toutes les activités sont paralysées : écoles, supermarchés, boutiques et autres commerces. Les conducteurs d’engins de transport en commun circulent timidement, à leurs risques et péril. La circulation est limitée et interrompue dans certains quartiers de la ville.

La police renforce ses effectifs pour tenter de contenir la situation et maintenir l’ordre.

Un regroupement d’une dizaine de mouvements citoyens a appelé ce lundi, à une journée ville morte, pour décrier la recrudescence de l’insécurité dans la ville. Par cet appel, ils disent également ‘’Non’’, à l’entrée probable de la police rwandaise sur le sol congolais dans le cadre de la mutualisation des efforts dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme urbain.

Dans un message officiel dimanche, le maire de Goma, commissaire supérieur principal François Kabeya Makossa, avait pourtant appelé la population à vaquer librement à ses occupations ce lundi 20 décembre et les avait suppliés de ne pas observer le mot d’ordre lancé par ce groupe de jeunes.
Il a par ailleurs démenti la présence des policiers rwandais à Goma.

 

 

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