La République : « Les « warriors » sans éclat » !

Revue de presse du mercredi 29 décembre 2021.

Démagogie ou incapacité ? L’interrogation s’invite en cette fin d’année où les esprits sombrent dans les calculs pour réussir les festivités y afférentes. Il est vrai qu’avec la fin du deal FCC-CACH, le gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde avait charrié les espoirs au sein de l’opinion. D’aucuns avaient vanté les capacités intellectuelles et professionnelles du nouveau Premier ministre, issu des arcanes de la prestigieuse Gécamines, fait remarquer La République.

Le tabloïd indique pour donner de l’épaisseur à leurs ambitions de transformer le Congo, les nouveaux promus se sont affublés du qualificatif anglais « warriors », soit guerriers. Huit mois plus tard, les espoirs se sont évanouis devant le caractère décousu de l’action gouvernementale et de l’absence de résultat. Dieu seul sait s’il existe un seul secteur qui sort la tête du lot. C’est donc sur une note morose que les Congolais passent les festivités de fin d’année, d’autant que même le chinchard promis demeure introuvable sur le marché où les affiches de prix ont pris l’ascenseur.

Comme pour appuyer le caractère décousu de l’action gouvernementale, Le Potentiel qui revient sur les nominations à l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) fait remarquer que Mohindo Nzangi agit en « électron libre » et le Premier ministre demande la surséance de l’exécution des arrêtés.

A en croire le quotidien, le fond et la forme posent problème. Clientélisme, règlement des comptes, tribalisme, népotisme et, parfois amateurisme… Sont autant de mots qui, pour certains observateurs, justifient cette mise en place en violation des textes et lois de la République.

Pire que cela ce « Warrior » n’a pas consulté sa hiérarchie. En agissant ainsi en « électron libre » du gouvernement, Muhindo a-t-il boudé son chef du gouvernement ou a-t-il piégé le président de la République ? Entre-temps, dans les milieux universitaires, on parle d’un désordre indescriptible qui risque de plonger le pays dans une crise, une autre de trop. Du coup, des voix se lèvent pour demander l’annulation sans condition de ces arrêtés signés en catimini, poursuit le tabloïd.

C’est une très courte joie-peut-être-pour des gestionnaires de certains établissements officiels de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) en RDC, nommés le week-end dernier, renchérit Forum des As.

Le quotidien évoque quelques remous, notamment le tribalisme. Croyant mieux faire, en nommant des ressortissants de l'espace Grand Kasaï à la tête de certains établissements, Muhindo Nzangi s'est, cependant, attiré le courroux de certains fils lucides du pays Luba, ethnie originaire du Président Félix Tshisekedi.

Forum des As donne la parole au député national Jean-Pierre Kayembe qui réagit avec fermeté : « en plaçant quelques Kasaïens à la tête de quelques établissements, Muhindo Nzangi veut faire croire à l'opinion que le Chef de l'Etat est derrière ses forfaitures. Nous sommes tous conscients de la lutte du Président de la République contre le tribalisme. Nous ramener dans cette pratique est une façon de piéger le Chef de l'Etat. »

Pour justifier cette mesure de la Primature, le chef du cabinet du chef du gouvernement a évoqué « une dernière harmonisation de vues avec Monsieur le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire », Muhindo Nzangi Butondo, précisant qu’en « conséquence, toute remise et reprise entre les membres sortants et entrants des comités de gestion concernés par ledit arrêté est reportée », complète Africa News.

Dans un autre registre, Eco News s’intéresse à la tournée de Félix Tshisekedi dans le grand Kasaï. Candidat déclaré à la présidentielle de 2023, c’est par son fief naturel que le Chef de l’Etat, est allé se ressourcer, avant d’aborder avec assurance les deux ans restants de son mandat. Il veut fédérer autour de lui le plus de monde possible, ses « frères de sang ».

Il s’est donné deux semaines pour y arriver. Une pêche miraculeuse qui pourrait bien rapporter. Les premiers indices sont rassurants. Le tsunami enclenché par le Chef de l’Etat est tel que des personnalités, se réclamant de l’aile dure du FCC (Front commun pour le Congo), ont décidé de rejoindre les rangs de l’Union sacrée de la nation. Dans son fief de Kabinda (province de Lomami), Adolphe Lumuna Buana Nsefu, a décidé de faire allégeance à Félix Tshisekedi. Dans le Kasaï central, Evariste Boshab avance à pas feutrés, renvoyant des signes probants de son adhésion à la vision de Félix Tshisekedi. En allant à la reconquête du Grand Kasaï, Tshisekedi vient également de lancer un OPA (Offre publique d’achat) sur le FCC. Le navire FCC se vide, emporté par la vague déferlante que suscite Tshisekedi dans le Grand Kasaï, analyse le journal.

Si des caciques du FCC rallient le président Félix Antoine Tshisekedi, à la SACIM, société chinoise qui exploite le diamant dans la concession de la Miba à Tshibwe, les responsables chinois ont fui, renseigne Le Journal.

SACIM est accusée non seulement de ne pas respecter son cahier de charge en faveur des communautés locales, mais aussi de priver la MIBA de ses droits. Curieusement, à l’arrivée de Félix Tshisekedi dans les installations de la SACIM, aucun responsable chinois n’a été trouvé sur le site. Ils ont tous fui la rencontre sous le fallacieux prétexte de covid-19 alors qu’ils étaient avisés. C’est plutôt un Congolais, Tshidibi, présenté comme coordonnateur adjoint de SACIM qui a échangé avec le président Tshisekedi.

En sport, La Tempête des tropiques informe que le Tout-Puissant Mazembe connait désormais ses prochains adversaires de la phase de groupes de la coupe de confédération africaine 2021-2022, à l'issue du tirage au sort qui a eu lieu mardi 28 décembre au Caire (Égypte).

Il s'agit de Coton Sport FC de Garoua du Cameroun, d'Al Masry SC de l'Égypte et l'Association Sportive Otohô du Congo Brazzaville. Mazembe va démarrer à domicile contre Al Masry la semaine du 11, 12 et 13 février prochain avant de se déplacer au Cameroun.

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