Panique à Butembo après la découverte d’une bombe abandonnée

Une bombe abandonnée sur la voie publique a créé la panique lundi le 24 janvier au quartier de l’Evêché dans la commune de Bulengera à Butembo. L’engin a été enlevé du lieu par des éléments de la police. Celle-ci assure que cette bombe n’était pas piégée. Toutefois, certains chefs d’établissements scolaires qui s’inquiètent de la présence d’engins explosifs dans la région plaident pour la sensibilisation des enfants dans les écoles. 

La bombe a été ramassée dans une zone où sont implantées trois écoles, notamment l’Institut Malkia wa Mbingu, l’Institut Abrar Yusuf et le complexe scolaire de l’Assomption. C’est ce qui explique l’inquiétude des parents.  

Mais, le commandant urbain intérimaire de la police de Butembo, le commissaire supérieur Polongoma Di-Ntoto, assure que cette bombe ne constituait pas un danger: 

« Peut-être pendant la patrouille que nos éléments (ont) fait tomber cette bombe. Sinon, même si vous lancez ça, ça ne peut pas exploser. Les gens ne doivent pas s’alarmer. On n’est pas aller piéger cette école. Ce n’est pas une grenade à main qu’on peut lancer à main qui peut exploser. Mais, c’est une bombe qui ne peut être tirée qu’avec l’arme Castor. »  

La présence, de plus en plus d’engins explosifs non identifiés dans la région inquiète plusieurs chefs d’établissements scolaires. C’est pourquoi Joseph Paluku Kisuba, directeur de l’école primaire du complexe La Bourgeoisie du Nord, souligne que quelques heures de sensibilisation sont déjà inscrites dans le programme scolaire. Cependant, il évoque le manque de matériel d’illustration : 

« Nous sommes limités puisque nous n’avons pas beaucoup d’images, nous n’avons pas de formateurs qui peuvent nous former plus davantage. » 

A l’école secondaire du même complexe, Kambale Mahese Esaïe, qui en est le préfet, plaide pour un accompagnement pour prévenir les élèves du danger de toucher tout objet non identifié :     

« Pour le moment, aucun expert d’anti-mine n’est jusque-là passé pour ça. Nous pensons que l’Etat qui est le responsable doit s’impliquer vraiment. Un service comme celui de la protection civile organiserait des séances et à l’occasion, on pourrait même suspendre un programme préétabli à l’école et donner place à une actualité pareille pourvu que la population scolaire soit protégée. »         

Pour sa part, le commandant urbain de la police de Butembo invite toutes les écoles qui expriment ce besoin à échanger avec les services de sécurité en vue de prendre les dispositions qui s’imposent. 

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