AfricaNews : traqués par l’IGF pour une affaire de surfacturation, le DG ai et le PCA ai de la SCTP aux arrêts

L’arrestation du Directeur général et du Président du conseil d’administration de la Société commerciale des transports et ports (SCTP) ainsi que les remous au Senat font la Une des journaux parus ce vendredi 11 février à Kinshasa.

 

Selon Africa News, «  Les carottes sont presque cuites pour les animateurs de la SCTP ». Ces deux responsables ont été interpellés et placés en garde à vue sur ordre du Procureur général de la cour d’appel de la Gombe. En effet, explique le quotidien, ces deux animateurs de la SCTP sont aux arrêts, à la demande de l’Inspection générale des finances(IGF), pour surfacturation dans le dossier IMD-SCTP. L’affaire concerne le contrat de réhabilitation de 2 quais du port de Matadi qui est passé de 2 à 8 millions USD.

D’après le tabloïd, « Il y a lieu de signaler que le dossier IMD a suscité un bras de fer entre la Primature et l’IGF. En effet, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a demandé à la SCTP, par le truchement de son directeur de cabinet, de payer une facture d’environ 8 millions de dollars à la société IMD à puiser sur la redevance logistique terrestre pour retaper 2 quais au port de Matadi. Jules Alingete s’y est opposé, évoquant une surfacturation ».

Le Journal, quant à lui, révèle deux autres  griefs mais à charge de  ces deux responsables de la SCTP. En plus de l’accusation de surfacturation, le Directeur général et le Président du conseil d’administration de la SCTP sont accusés de faux en écriture et usurpation du pouvoir, d’après ce quotidien.

Et dans un autre registre, Le Journal, rapporte que « plus rien ne va entre le bureau du Sénat et un groupe de sénateurs ». Selon lui, sur base des rumeurs faisant état d’une prétendue conspiration pour la déstabilisation des institutions du pays, les sénateurs sont à couteau tiré, « au point que ça tire dans tous les sens dans les réseaux sociaux et dans les médias interposés ». En effet, rappelle-t-il, Jeudi 10 février, plusieurs sénateurs accusés d’avoir participé à une réunion qui se serait tenue à la résidence de l’ancien gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta au cours de laquelle ils auraient comploté contre le bureau Bahati ont réagi. Tous clament leur innocence.

Parmi eux, Samy Badibanga, Augustin Matata Ponyo et Evariste Boshab, cités par L’avenir qui indique que ces trois sénateurs recadrent tour à tour leurs collègues sénateurs. Ils rejettent en bloc tout ce qui a été raconté dans les réseaux sociaux à leur sujet et jurent qu’ils n’ont jamais comploté contre la sureté de l’Etat. « Même si toutes les personnes citées sont présumées innocentes jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie, les Congolais n’attendent que l’évolution des enquêtes pour en savoir un peu plus sur ceux qui voulaient s’attaquer aux institutions de la République », commente le quotidien.

Des réactions que rapportent également Forum des As qui publie des captures d’écran des comptes réseaux sociaux des sénateurs Badibanga, Goya et Boshab où on peut lire de Boshab : « Je ne participerais jamais à une quelconque cabale contre l’Etat » ;  de Badibanga : « Quant à ma loyauté, elle est indiscutable car inébranlable » ; de Goya : « Je suis une patriote et je ne trahirai jamais mon pays ».

Et Econews de qualifier cette situation « d’agitation suspecte du bureau du Senat ». Selon lui, il y a une nouvelle dynamique qui a vu le jour au Senat. « Ceux qui ont des choses à se reprocher sont entrés en transe parce qu’ils savent qu’ils ont perdu la confiance de la majorité des élus des élus. La gestion de la chambre haute du Parlement a été tellement catastrophique que Bahati et compagnie ne survivront pas politiquement à la prochaine rentrée parlementaire. Ils le savent. Ils s’agitent », conclu  ce journal.