Persistance des massacres en Ituri : la société civile demande le départ du gouverneur

La coordination provinciale de la société civile/Forces vives de l’Ituri demande au Chef de l’Etat de remplacer dans les dix jours qui suivent, gouverneur militaire de l’Ituri. 

Dans un mémorandum lu devant la presse le mardi 15 février, cette structure citoyenne estime que, l’actuelle équipe a, « failli à sa mission », celle d’arrêter les crimes et violations massives des droits de l’Homme perpétrés par des groupes armés dans cette province. 

Depuis 2017, l'insécurité est maintenue en Ituri et malgré l'état de siège proclamé le 06 mai 2021 par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi et la nomination d'un gouverneur militaire, situation sécuritaire est loin de s'améliorer, estimé Dieudonné Lossa, le président de la société civile de l'Ituri.  

Il cite entre autres la persistance des massacres des civils dont la plus meurtrière, dans un site des déplacés, le 1er février dans le territoire de Djugu et Irumu. Pour cet acteur de la société civile, il est temps que le Président de la République tire les conséquences de l’état de siège en Ituri. 

« L’autorité qu’on n’a pas réussi à mettre en place des stratégies pour arrêter les massacres. Donc il y a lieu de la remplacer pour donner la chance à quelqu’un d’autre qui peut amener de nouvelles stratégies pour arrêter immédiatement les violences dans la province de l’Ituri »

Le Lieutenant Jules Ngongo, le porte-parole de l’armée en Ituri parle quant à lui, d'un d’acharnement à l'endroit du gouverneur Johnny Luboya.

« La personne du général Luboya met à mal les intérêts des uns et des autres parce que c’est un homme qui lutte contre la mafia qui est en train d’appauvrir cette province. Nous sommes en train de monter, petit à petit en puissance, pour résoudre la crise sécuritaire de l’Ituri » 

Un avis que ne partagent pas cependant de nombreux habitants qui pensent que, la patience a atteint ses limites.

Cependant, certains observateurs doutent de l’opportunité de formuler une telle demande, au moment où les efforts devraient être unis pour accompagner les autorités militaires à neutraliser ces hors la loi. 

 

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