Ituri : les membres de la Task Force maintenus en captivité par la CODECO

Plus de quarante-huit heures après, les huit membres de la délégation de la Task force, sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs, du groupe armé de la CODECO vers Gutsi. C'est à environ 60 kilomètres au Nord de Bunia dans le territoire de Djugu. Ils ont été enlevés mercredi 16 février.

D’après les dernières informations reçues par Radio Okapi ce vendredi 18 février, tous les otages sont bel et bien en vie et ne sont pas maltraités par leurs ravisseurs.

Aucune information, cependant, n’a encore filtré jusque-là sur les probables négociations qui seraient engagés, officieusement, entre des responsables Congolais et ces rebelles, en vue d'obtenir la libération des otages. 

Selon plusieurs informations, le gouvernement de la République est également préoccupé par cette situation pour trouver une voie de sortie, même si ces miliciens font monter les enchères pour faire prévaloir leurs revendications.

Les notables et les autorités coutumières des différentes communautés locales seraient également impliqués dans les pourparlers avec les rebelles de la CODECO pour les faire revenir au bon sens,  en privilégiant la paix.

A ce jour, tous les regards en Ituri sont tournés vers Djugu pour attendre l’issue finale de cette prise d’otage.

Parmi les otages figurent Thomas Lubanga, le coordonnateur de la Task force. Son adjoint, le général Germain Katanga, deux officiers supérieurs, un député ainsi que le président de l'organisation UNADI.  

La délégation de la Task force composée d'anciens seigneurs de guerre de l’Ituri avait été dépêchées par le Chef de l’Etat pour sensibiliser les groupes armés à déposer volontairement les armes et rejoindre le programme DDRC-S. 

La CODECO conditionne la libération des otages.   

Parmi les conditions que posent ce mouvement rebelle pour libérer les otages, il y a le cessez-le- feu pour permettre les négociations avec le gouvernement.  L'intégration de ses combattants au sein des FARDC et leur prise en charge intégrale pendant le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire.  Ce groupe armé exige également la libération de tous les détenus, membres de cette milice qui sont incarcérés à la prison centrale de Bunia et celle de Makala à Kinshasa.

Il exige aussi la levée de l’état de siège. Selon les leaders de ce mouvement, l'état de siège est une mesure qui vise à combattre cette milice qui pourtant avait donné son accord aux anciens seigneurs de guerre, envoyés par le Chef de l’Etat, pour déposer les armes.

 

 

 

 

 

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