Sud-Kivu : la MONUSCO sensibilise près de 50 acteurs locaux aux mécanismes de protection des civils à Sange

Les sections des affaires civiles, de protection de l’enfant et de l’information publique de la MONUSCO ainsi que le BCNUDH sensibilisent depuis ce jeudi 17 mars près de cinquante acteurs locaux sur leur mandat respectif. Cette activité qui va durer trois jours, implique les points focaux et les acteurs de la sécurité des villages côtiers et des zones des moyens plateaux d’où les mouvements armés traversent habituellement.

Ces acteurs locaux sont venus de Ndunda, Luberizi, Mutarule, Sange, Mubere, Kigoma, … des villages où les populations civiles ont plusieurs fois alertées des cas d’insécurité entretenus par des groupes armés locaux et étrangers.

D’entrée de jeu, les participants ont commencé par dresser le tableau de la situation sécuritaire dans leurs milieux respectifs.

A Sange, par exemple, des hommes armés identifiés aux rebelles burundais ont traversé en décembre et en janvier dernier, se dirigeant vers les villages du groupement de Kigoma.

Leur présence dans la région des moyens plateaux a occasionné un déplacement massif des populations vers Sange. Certains parmi ces personnes déplacées sont en conflit avec leurs familles d’accueil, a souligné le responsable de l’ONG APEVOV.

A Mutarule, par exemple, Mme Nyirarwaka naomi, a soulevé la présence des groupes armés Maï-Maï vers Tengetenge et Kahanda. Ces miliciens volent les bétails.

Il est difficile, a-elle expliqué, pour les femmes d’accéder à leurs champs dans cette zone où la pénurie des denrées alimentaires est grandissante.

Mme Beatrice Zabihu a également signalé la présence des ressortissants burundais à Ndunda qui exercent des activités entre les deux pays, loin de contrôle des services frontaliers. Deux personnes ont disparu dans des circonstances inconnues, affirme-t-elle.

Quant à l'assistant de l’administrateur du territoire d’Uvira, prospère Kayamba bonheur, a réitéré l’appel à faire confiance à l’armée régulière et aux autorités civiles en place pour barrer la route à cette insécurité.

Les FARDC sont en mouvement pour différentes opération militaires dans cette région du territoire d’Uvira, une situation qui pose le problème d’effectif notamment le long de la frontière avec le Burundi.

L’administration locale de la chefferie de la Ruzizi est parallèle, difficile de contrôler la situation où deux communautés se rejettent la responsabilité de l’insécurité. Ajouter à cela, la complicité locale et l’hospitalité offerte aux groupes armés étrangers par les milices locales qui compliquent davantage la situation dans la région.

Le BCNUDH a sensibilisé sur le Droit International Humanitaire. La section des Affaires civiles a parlé de la promotion du genre selon l’esprit de la résolution 1325 des nations unies, alors que l’information publique a insisté sur la gestion communautaire de la désinformation et des rumeurs. Une activité similaire de sensibilisation de la MONUSCO est organisée dans la ville de Baraka/Fizi.

 

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