Prise de Bunagana par le M23 : l’histoire se répète 10 ans après !

 

 

 

La cité de Bunagana (Nord-Kivu) est occupée par les rebelles du groupe terroriste M23, depuis lundi 13 juin, avec l’appui militaire du Rwanda, selon un communiqué des Forces armées de la République du Congo (FARDC). Cette occupation de Bunagana intervient 10 ans après une autre occupation de cette cité par la même rébellion. 

Pour plusieurs analystes, cette cité est stratégique, puisque frontalière avec l’Ouganda voisin.  

Elle a toujours été une zone de prédilection pour des rébellions telles que le M23 ou encore l’ancien groupe armé CNDP, bien avant lui. 

Rappel des faits 

Au lancement de leur rébellion, en mai 2012 déjà, les troupes du M23 avec à la tête Makenga Sultani avaient pris le contrôle de la cité de Bunagana, en passant par les collines de Runyoni et Chanzu. La conquête était partie, une fois encore, de Sabinyo, au croisement des frontières de la RDC, l’Ouganda et le Rwanda. 

L’occupation de cette cité stratégique avait ainsi donné à cette rébellion toutes les opportunités de prendre successivement Rutshuru-centre et Kiwanja dans le territoire de Rutshuru ; 

Le M23 avait ensuite contrôlé une bonne partie du territoire de Nyiragongo, et tenté d’encercler la ville de Goma, en prenant la colline de Mutao, dans le Nyiragongo, le 20 mai 2012.  

Ce qui avait causé la prolifération des groupes armés autour des localités occupées par les rebelles du M23 et dégarnies par l’armée. 

La prise de la cité de Bunagana avait alors poussé la communauté internationale, à appeler, en juillet 2012, à des négociations entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 sous la médiation de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL). 

Ces négociations commencées en août 2012, ont faibli quand, le 7 novembre 2013, à l’issue de l’opération militaire Pomme-Orange, la rébellion avait battu en retraire.  

Sultani Makenga, chef rebelle du M23 avec au moins 300 de ses hommes avaient fui vers l’Ouganda, avant de revenir encore en RDC en Janvier 2017.  Cette rébellion n’était alors composée que d’une poignée d’hommes avec à sa tête, Makenga Sultani.

Entre 2017 et 2021, le M23 se réorganise dans la forêt et recrute. A partir d’octobre 2021, ce mouvement rebelle a commencé des offensives sporadiques contre les positions des FARDC dans la région de Rusthuru. En mai 2022, lorsque ce mouvement rebelle choisi la voie des armes et ne répond pas à l’invitation du gouvernement pour des consultations à Nairobi, Kinshasa décide alors de le considérer désormais comme « mouvement terroriste » .

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