RDC : les partis politiques doivent redonner plus de pouvoir à leurs institutions internes pour plus de redevabilité aux militants (rapport Ebuteli-GEC)

Le centre de recherche Ebuteli et son partenaire le Groupe d’études sur le Congo (GEC) recommandent aux partis politiques congolais de redonner plus de pouvoir à leurs institutions internes pouvant rendre les responsables de ces partis plus redevables devant leurs partisans et électeurs. Cette recommandation est formulée dans le dernier rapport de ces deux organisations de recherche, publié mercredi 30 novembre à Kinshasa. Dans ce document, Ebuteli et GEC ont pris pour échantillon d’étude les partis politiques UDPS et PPRD, deux des grandes formations politiques du pays.

Selon ce rapport, trente-deux ans après la fin du parti unique, la RDC compte plus de 600 partis politiques dont 37 partis et regroupements politiques représentés à l’Assemblée nationale au cours de cette législature.

« Toutefois, la démocratie multipartite a fourni peu de résultats concrets en RDC. Des partis politiques sont restés généralement un moyen pour leurs dirigeants d’accumuler des ressources financières et de distribuer des postes par favoritisme », peut-on lire dans cette étude d’Ebuteli et GEC.

Ce document met à nu les failles structurelles dont souffrent les formations politiques, notamment le PPRD et UDPS, échantillons de l’étude menée par ces organisations de recherche.

En 20 ans d’existence, le PPRD, par exemple, a accordé moins d’importance à son idéologie. Son initiateur, l’ancien président Joseph Kabila, paraît être l'arbitre final de toutes les décisions importantes du parti. Aussi, les structures formelles du PPRD sont soumises à des groupes de pouvoir informels, révèle cette étude.

De son côté, dans son évolution, de la lutte pour la démocratie à la conquête du pouvoir, l’UDPS n’a pas fait mieux, note ce rapport. De nombreuses réformes au sein du parti ont souvent conduit à l’amenuisement des mécanismes de contrôle interne, affaiblissant ainsi l’idéal d’une gouvernance avec un pouvoir étendu en faveur de la base, conclu cette étude.

Ainsi, Ebuteli et le GEC recommandent au PPRD et à l’UDPS, mais aussi à tous les autres partis politiques congolais de redonner plus de pouvoir aux institutions internes pouvant rendre les responsables plus redevables devant leurs partisans et électeurs. Ces deux grands partis devraient également concevoir des programmes politiques clairs et réalistes.

Aussi, une modification de la loi électorale devrait être envisagée pour réduire le nombre des partis, note ces deux organisations de recherche politique.

 

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