Loi Tshiani: Bernadette Tokwaulu dénonce l'exclusion des enfants qui naitront des militaires étrangers déployés en RDC

Candidate présidente de la République déclarée aux élections du 20 décembre 2023, Bernadette Tokwaulu a qualifié d’irresponsable la proposition de loi dite “Tshiani”, lors d’un entretien ce mardi 28 mars avec la presse à Kinshasa. Cette loi limite l’accès à certains postes de responsabilité aux citoyens qui ne sont pas de mère ou de père congolais.

Bernadette Tokwaulu dénonce l’exclusion par exemple des enfants qui naitront des militaires étrangers déployés dans le contexte de la guerre dans l’Est de la RDC :

« Sans débat, le président Félix Tshisekedi a signé les accords opaques avec l’East African Community (EAC). Ainsi, des troupes du Kenya, du Burundi, de l’Ouganda, etc., sont sur notre sol », a déclaré Bernadette Tokwaulu

Elle a poursuivi :

« Et nous, les femmes congolaises, allons mettre au monde des enfants de l’amour et de la prostitution et des enfants de viol de RDF M23 de Kagame. A ces enfants de la guerre, il faut ajouter les enfants abandonnés, ceux de la prostitution et de l’inceste. Ne faites pas des enfants des mères et non des pères des citoyens de seconde catégorie ».

Selon Bernadette Tokwaulu, le patriotisme s’acquiert par la scolarisation au civisme. L’exclusion créé des rebellions.

La proposition de loi Tshiani sera l’une des matières inscrites à l’ordre du jour de la session parlementaire de mars 2023.

Le député Nsingi Pululu avait déposé à l’Assemblée nationale, jeudi 8 juillet 2021, la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise. Il s’agit d’une initiative de Noel Tshiani Muadiamvita, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 et ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. 

Cependant, ce texte, qui vise à « verrouiller l’accès à la Présidence de la République et aux fonctions de souveraineté nationale de la République démocratique du Congo », n’a jamais été débattu en plénière de la chambre basse du Parlement.

 

Lire aussi sur radiookapi.net: