Forum des As : « Procès de l’ancien chef de l’Etat : la Haute Cour militaire requiert la peine de mort contre Joseph Kabila »

Revue de presse du lundi 25 août 2025

Les médias congolais reviennent essentiellement ce lundi sur le réquisitoire du ministère public dans le procès contre l’ancien Président Joseph Kabila. Mais aussi sur les orientations du Président Tshisekedi pour que les dispositions soient prises afin d’éviter des dégâts à l’arrivée de la saison de pluie.

L'auditeur général près la Haute Cour militaire, le général Lucien René Likulia, a requis, le vendredi 22 août, la peine de mort contre l'ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, poursuivi par contumace pour "trahison ", " crimes de guerre ", " organisation d'un mouvement insurrectionnel", " complot " et " apologie de crimes de guerre ", rapporte Forum des As.

C'est la première fois, dans l'histoire de la RDC, qu'un ancien président est jugé pour de telles accusations, rappelle le journal.

L'auditeur général près la Haute Cour militaire a présenté de nombreux faits jugés " gravement répréhensibles " : meurtres de populations civiles, viols, exécutions sommaires, déportations forcées et destructions, indique Le Potentiel. Selon lui, ajoute le quotidien, ces crimes auraient été commis par les rebelles de l'AFC/M23 dans les zones sous leur contrôle.

Au banc des accusés, ce n’est pas seulement un ancien chef d’État qui est interpellé, mais l’idée même qu’un dirigeant puisse pactiser avec les forces ennemies qui saignent l’Est depuis deux décennies, analyse Info 27. Pour l’accusation, ajoute le journal, la résurgence du M23, sous la bannière de l’AFC, n’est pas le fruit du hasard mais le prolongement d’un double jeu cynique mené depuis le sommet de l’État. 

Après 18 ans au pouvoir en RDC, un règne où il a tenté de convaincre le peuple congolais à sa vision et se constituer une classe des fidèles acquis à sa cause, écrit Le Phare, Joseph Kabila connait à travers le procès ouvert contre lui à la Haute Cour Militaire, une sorte de descente aux enfers. «Raïs», qui était vénéré comme un prince, a été dépouillé de son manteau de pacificateur, ironise le quotidien.

Après le réquisitoire du ministère public, renseigne Congo Nouveau, le parti de Moïse Katumbi a dénoncé l’exclusion d’un « acteur clé » du processus de paix au pays.

Dans une déclaration signée par son secrétaire général Dieudonné Bolengetenge, le parti Ensemble pour la République craint que l’issue de ce procès puisse semer « terreur » et « division » du peuple, ajoute le tri hebdomadaire.

 Ce parti de l’opposition qualifie ce procès de simulacre et exprime son indignation sur « l’instrumentalisation » de la justice par le régime Tshisekedi, ajoute pour sa part Mediacongo.net.

La formation politique de Moïse Katumbi, en exil, s'insurge contre ce qu'elle qualifie de “dérive autoritaire du régime Tshisekedi” et l'instrumentalisation de la justice, “une arme de répression massive contre tous ceux qui refusent la pensée unique”, écrit Actualite.cd.

Anticiper les prochaines inondations

Dans un autre registre, Le Potentiel révèle que la question de la lutte contre les inondations dans la ville de Kinshasa a été au centre des échanges, lors de la deuxième réunion du Conseil des ministres du gouvernement Suminwa II, tenue vendredi 22 août à la Cité de l'Union africaine, sous la présidence du chef de l'État, Félix Tshisekedi.

Une réunion évaluative du niveau d’exécution du programme de prévention des inondations, en République démocratique du Congo, sera convoquée dans les prochains  jours, avec tous les parties concernées,  rapporte l’Agence congolaise de presse.

Le Président de la République avait instruit qu’un programme d’interventions d’urgence soit mis en place afin d’atténuer les dégâts enregistrés et de sécuriser les sites à haut risque, avant l’arrivée de la prochaine saison des pluies, rappelle Le Quotidien. A moins d’un mois du retour annoncé des pluies, le Président de la République a évoqué l’impérieuse nécessité pour le Gouvernement, à travers le ministre des Finances, de procéder, avec encadrement et sans délai, à la libération du solde des fonds non encore débloqués, ajoute le tabloïd.