Le langage de pensée unique

Bonjour à toutes et à tous!

Cette semaine, notre attention porte sur le langage de pensée unique. Dans les États dits modernes, les gouvernements optent généralement pour un modèle de gestion mettant en avant la démocratie. À travers ses différents piliers, ce mode de gestion accorde une place particulière à la liberté. Ce pilier offre aux citoyens la possibilité d’exprimer leurs opinions, leurs pensées, sur des sujets qu’ils jugent essentiels. Cette conception ouvre la voie à un pluralisme des partis et des idées pouvant contribuer à une gestion consensuelle d’un pays ou d’une entité donnée.

 Toutefois, malgré cette vision idyllique de la démocratie, rares sont les pays où celle-ci fonctionne à merveille. Dans certains cas, l’on observe des limites, des blocages et des imperfections dans la mise en œuvre de ces principes au quotidien. Certains dirigeants, gênés par les avis contraires, prennent une autre direction en imposant un courant de pensée unique. Quand le chef dit quelque chose, personne ne peut émettre d’avis contraire. En RDC, par exemple, lors de l’annonce des candidatures au poste de président de l’Assemblée nationale, les militants d’un parti politique s’en sont pris au député national Willy Mishiki pour n’avoir pas obtempéré aux consignes données par le responsable de leur regroupement politique. Que cherchent ceux qui imposent la pensée unique ? Quels dangers cela représente-t-il pour la démocratie ? Et comment faire en sorte que ce langage ne soit pas utilisé pour faire taire d’autres voix ?

Pour en discuter, nous avons le plaisir de recevoir deux invités. Le premier, Placide Nzilamba, acteur de la société civile en République démocratique du Congo, particulièrement actif dans la province du Nord-Kivu. Il est connu pour son travail de défense des droits de l’homme et de la démocratie. Bonjour Placide, et merci d’être avec nous. Nous avons également Josaphat Musamba, doctorant à l’Université de Gand en Belgique. Il est aussi chercheur sur les dynamiques de conflits et la gouvernance sécuritaire en RDC. Il contribue à des réflexions sur des solutions durables et inclusives pour la paix dans la région des Grands Lacs. Bonne écoute à tous /sites/default/files/2025-11/071125-p-f-ctqfp45-00_0.mp3