Avocat de Roger Lumbala dans le procès intenté contre lui en France, notamment pour complicité présumée de crimes contre l’humanité, Maître Tshibangu Kalala a regretté que « le parquet français n’ait pas envoyé de magistrat enquêter sur le terrain. Il s’est contenté des rapports d’ONG rédigés vingt ans après les faits ».
Dans une interview accordée à Radio Okapi le jeudi 13 novembre, Me Tshibangu a souligné que la production des preuves à charge par le parquet d’assises de Paris constitue l’un des enjeux majeurs de ce procès contre son client.
Maître Tshibangu Kalala s’est entretenu avec Alain Irung :/sites/default/files/2025-11/141125-p-f-kininvitemetshibangukalala-00_web.mp3
Le procès de Roger Lumbala, homme politique congolais et ancien chef de guerre à la tête du Rassemblement congolais pour la démocratie/National (RCD-N), s’est ouvert le mercredi 12 novembre devant la Cour d’assises de Paris.
Il est poursuivi pour complicité présumée de crimes contre l’humanité, commis entre juillet 2002 et décembre 2003 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo.
Ce procès est mené au nom du principe de compétence universelle, qui permet à un État de juger les auteurs présumés de crimes graves, indépendamment du lieu où ils ont été commis.






