La zone de santé de Basoko, située à environ 285 km de Kisangani, fait face à une recrudescence alarmante du choléra. Depuis le début de l’épidémie en juin dernier, 459 cas ont été enregistrés, dont 21 décès, selon les chiffres communiqués par le bureau central de cette entité sanitaire.
Ce bilan met en lumière les faiblesses du système de santé local, confronté à un manque criant de moyens logistiques, de médicaments et de personnel qualifié.
Les causes principales identifiées sont liées aux conditions d’hygiène précaires :
- consommation d’eau insalubre,
- mauvaise gestion des déchets,
- manipulation non hygiénique des aliments.
Ces facteurs ont favorisé la propagation rapide de la maladie, particulièrement dans les aires de santé éloignées.
Cri d’alarme des autorités locales
Robert Esabe, superviseur du bureau chargé de l’eau, hygiène et assainissement à Basoko, alerte :
« Vu le nombre des cas, nous sommes presque en alerte par rapport aux stocks de médicaments. Nous appelons les autorités et les partenaires à intervenir rapidement pour éviter une crise sanitaire plus grave ».
La Division provinciale de la santé ne s’est pas encore exprimée officiellement sur la situation.
En attendant une réponse des autorités, les équipes locales poursuivent la sensibilisation sur les mesures préventives :
- traitement de l’eau,
- lavage des mains au savon,
- préparation des repas dans des conditions hygiéniques strictes.
Face à la menace de rupture des stocks de médicaments, les habitants de Basoko et les professionnels de santé espèrent un appui rapide du gouvernement et des partenaires humanitaires pour contenir l’épidémie.





