Un atelier de plaidoyer pour l’application effective de l’ordonnance-loi du 11 septembre 2023 relative à la suppression des frais de justice pour les victimes de violences basées sur le genre (VBG) s’est tenu ce vendredi 28 novembre à Kinshasa. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les VBG, sous l’impulsion du Réseau genre et droits de la femme.
L’objectif principal de cette session était de sensibiliser les acteurs judiciaires, sécuritaires et institutionnels à la mise en œuvre de cette ordonnance, et de renforcer le plaidoyer pour que les survivantes de violences accèdent réellement à la justice, sans barrières financières.
L’atelier a réuni des représentants de la police judiciaire, des FARDC, du gouvernement national, ainsi que plusieurs organisations de la société civile. À l’issue des échanges, Nathalie Yoka, chargée de programme du Réseau genre et droits de la femme, a évoqué les recommandations faites au gouvernement, notamment en matière de formation, de vulgarisation de la loi et de suivi rigoureux des cas de violence.
De son côté, Juvenal Mobi, avocat au barreau de Goma, a insisté sur la nécessité de soutenir les magistrats dans le traitement des dossiers de violences, en leur fournissant les moyens logistiques et humains nécessaires.
L’atelier a également abordé les nouvelles infractions introduites par cette ordonnance-loi, telles que :
- Le mariage forcé d’une veuve avec le frère de son défunt mari
- Le chantage
- L’intimidation à caractère sexiste.
Les organisateurs ont appelé à l’appropriation collective de ces dispositions légales, pour renforcer la lutte contre l’impunité et protéger les droits des femmes et des filles en RDC.







