Les crises se multiplient à travers le monde, les critiques contre les dirigeants aussi, et les plateformes numériques deviennent souvent des lieux de tensions, de dérapages et parfois d’insultes;
La RDC n’échappe pas à cette tendance.
On l’a vu récemment, par exemple, lorsque le Président de la République a reçu et félicité les Léopards, l’équipe nationale, après une victoire importante dans la course à la qualification pour la Coupe du monde. Pour certains internautes, ces célébrations au Stade des martyrs à Kinshasa, étaient inacceptables dans un contexte de guerre. Sur les réseaux sociaux, les réactions ont parfois été très violentes : propos outranciers, insultes, attaques personnelles.
Cet épisode, qui pourrait sembler anecdotique, est en réalité révélateur d’une tendance de fond : une radicalisation du langage dans les espaces numériques.
Des internautes qui se sentent protégés par l’anonymat ou par la distance de l’écran, et qui n’hésitent pas à employer des mots d’une grande brutalité.
Cela pose une question : sommes-nous encore capables de débattre, de discuter, de contredire les autorités sans forcément verser dans les extrêmes ?
Invité :
Le professeur Butoa Balingene, expert en sémiologie et en communication sociale.
Et, Directeur Général de l'Institut supérieur pédagogique de Goma, ISP/Goma au Nord Kivu.
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