
Le jeudi 4 décembre à Washington, les présidents Félix Tshisekedi de la RDC et Paul Kagame du Rwanda vont entériner l'accord de paix signé entre leurs ministres des Affaires étrangères en juin dernier. Cette rencontre, confirmée par la Maison Blanche, est censée marquer un tournant dans la crise diplomatique et sécuritaire.
Cependant, sur le terrain, ce processus de paix semble n’entraîner aucune répercussion positive. Depuis sa signature, le conflit se poursuit dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Depuis quelques jours, les combats ont repris avec une intensité alarmante sur plusieurs axes du Sud-Kivu, notamment à Kamanyola, Katogota, Kaziba, Mwenga-centre et Kasika.
Plusieurs sources confirment l'implication de multiples belligérants : les FARDC, les forces burundaises, les Wazalendo, et la coalition AFC/M23.
Chaque camp rejette la responsabilité des violences : l’armée congolaise (FARDC) accuse le Rwanda et l'AFC/M23 d'avoir mené des attaques contre ses positions. En face, l'AFC/M23 dénonce une situation catastrophique, accusant les forces burundaises d'utiliser leurs bombes pour détruire des maisons et tuer dans des zones densément peuplées.
Quelle lecture faire de cette situation ?
Pensez-vous que l’accord de paix qui sera signé entre la Rdc et le Rwanda va ramener la paix dans cette partie du pays ?
Invités
Willy Mishiki, député national élu de Walikale au Nord-Kivu. Il est cadre de l’Union sacrée de la nation.
Jean Baptiste Muhindo Kasekwa, député national honoraire, il est premier vice-président du parti Politique Engagement citoyen pour le développement (ECIDE), parti membre de la coalition Lamuka. Il est également notable de la province du Nord-Kivu.
Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l’institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.
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