
Le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, insiste sur la normalisation et l’encadrement de la chaîne de valeur locale, depuis les zones de production jusqu’aux marchés de consommation.
Il a exprimé cet engagement à l’issue d’une ronde effectuée tour à tour au port public de Kinkole (commune de la N’sele) ainsi qu’aux ports Baramoto et CDI Bwamanda, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
La tournée a débuté au port public de pêche de Kinkole, où le vice-Premier ministre a constaté la présence de sacs de grains en provenance des provinces du Kwilu, du Maï-Ndombe et du Kasaï. Il y a également visité le rayon des cossettes de manioc débarquées des baleinières.
La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au port de Baramoto pour évaluer les difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement, avant de terminer au port du CDI Bwamanda.
Sur place, Daniel Mukoko Samba a visité l’usine de production, dont la capacité est de 50 tonnes par jour pour l’ancienne unité et 50 tonnes pour la nouvelle, soit une capacité totale de 100 tonnes par jour. Cela équivaut à plus de 10 000 sacs de 10 kg par jour ou environ 2 500 sacs de 25 kg destinés au marché de Kinshasa.
CDI Bwamanda, partenaire de l’État
A cette occasion, Édouard Sangina Toko, assistant du directeur général du CDI Bwamanda, a salué la visite du vice-Premier ministre, qu’il a qualifiée de « très encourageante ».
Il a rappelé que le CDI Bwamanda a longtemps contribué à l’alimentation de la ville de Kinshasa, notamment durant les années 1980, 1990, 2000 et 2010. Toutefois, en tant qu’ASBL, l’institution a souffert de la baisse des subventions, ce qui explique ses difficultés actuelles.
Selon lui, les principaux défis concernent :
- l’accès aux semences de qualité,
- la faiblesse de l’encadrement des paysans agricoles,
- l’état des infrastructures routières, qui complique l’évacuation des produits même lorsque la production est suffisante.
Pour Édouard Sangina, le CDI Bwamanda dispose néanmoins de capacités importantes pour relancer ses activités, à condition de bénéficier d’un appui financier conséquent de l’État, notamment pour renforcer les services de développement rural et mettre en place des silos de stockage.
« A ce jour, le CDI Bwamanda dispose d’infrastructures adéquates, avec plus de sept dépôts de 2 000 m² chacun à Kinshasa, de grands entrepôts à l’intérieur du pays, ainsi que des installations dédiées au stockage et au traitement du maïs. Il se positionne ainsi comme un partenaire fiable que l’État peut soutenir pour contribuer durablement à l’approvisionnement alimentaire national », a-t-il assuré.







