Regain d’insécurité dans le territoire de Lubutu

La Dynamique des jeunes pour le développement du territoire de Lubutu hausse le ton pour dénoncer les actes d’atrocités dont sont victimes les habitants de ce territoire du Maniema. Le dernier cas en date est intervenu samedi 3 janvier matin au village Babondjela, dans le secteur d’Obokote, où un civil a été tué par un élément de la police à la suite d’une incompréhension.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le meurtre à répétition dont est victime la population civile du territoire de Lubutu. Le dernier cas en date, survenu (samedi) matin à Obondjele, où un civil a été froidement abattu par des éléments présumés des FARDC, plonge une fois de plus la communauté locale dans la douleur, la peur et l’indignation », a déclaré Murphy Kitumaini, coordonnateur national de la Dynamique des jeunes pour le développement de Lubutu.

Ces actes graves et inacceptables, contraires à la mission régalienne de protection des citoyens, selon lui, constituent une violation flagrante des droits humains et de l’État de droit. La population de Lubutu ne peut plus continuer de vivre sous la terreur de ceux qui sont censés assurer sa sécurité, a-t-il estimé.

Murphy Kitumaini a en outre exigé que toute la lumière soit faite sur ce crime, que ses auteurs soient identifiés, traduits en justice et sévèrement sanctionnés conformément à la loi.

Il a par ailleurs plaidé pour l’implication des autorités compétentes et du président de la République afin que l’autorité de l’État soit rétablie dans cette partie du Nord du Maniema :

« Nous lançons également un appel solennel au chef de l’État, garant de la nation et commandant suprême des forces armées, afin qu’il s’implique personnellement pour mettre fin à cette spirale de violence et restaurer l’autorité de l’État à Lubutu et assurer la protection effective des populations civiles. La vie humaine est sacrée, Lubutu a droit à la paix, à la sécurité et à la justice ».

Ce meurtre a été confirmé par le ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité, Lawamo Selemani, précisant que cet élément incontrôlé est déjà aux arrêts pour répondre de ses actes.

 

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