
Les médias en ligne et les journaux parus ce jeudi 15 janvier ont largement commenté les échanges à Luanda entre le président angolais et président en exercice de l'Union africaine, João Lourenço, et les pasteurs et évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l'Église du Christ au Congo (ECC).
Le président angolais a reçu ce mercredi 14 janvier 2026 à Luanda, une délégation conjointe de la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Les échanges ont porté sur la situation sécuri- taire préoccupante en République démocra- tique du Congo et sur les perspectives de dialogue pour une sortie de crise
La capitale angolaise a servi de cadre à une rencontre déjà annoncée pour ce mercredi entre le président angolais et les responsables religieux de la CENCO et de l’ECC. La délégation é été conduite par le président de la CEN- CO, Mgr Fulgence Muteba, accompagné de Mgr Do- natien Nshole, secrétaire général de cette structure.
« Cette entrevue, organisée à l’initiative du président de la République d’Angola, Joao Lourenço et président en exercice de l’Union africaine, a permis d’éva- luer la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République Démocra- tique du Congo, marquée par l’insécurité persistante, les combats impliquant la rébellion de l’AFC/M23 et les conséquences humanitaires graves », ajoute le tabloïd.
Devant le chef de l’Etat angolais, les responsables religieux, promoteurs d’un « Pacte social pour la paix », ont réaffirmé leur disponibi- lité à collaborer activement aux initiatives de paix de Washington et de Doha. A Luanda, cette démarche s’inscrit dans une dynamique diplomatique im- portante mise en place par l’Angola, peu après que le président Félix Tshi- sekedi ait effectué deuxvisites dans la capitale angolaise, respectivement les 5 et 8 janvier dernier. Ces visites du chef de l’Etat de la RDC, Félix Tshiseke- di, visaient à explorer des solutions de paix complé- mentaires aux processus de Washington et de Doha, sans les supplanter, tout en soutenant l’établissement d’un dialogue inclusif qui inclut toutes les parties im- pliquées, afin de restaurer la stabilité régionale.
ACP : Guerre en RDC : l’Angolais Lourenço consulte les évêques catholiques à Luanda
Commentant la même actualité, l’Agence congolaise de Presse, ACP.Cd note que le président angolais et président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço, a reçu mercredi à Luanda une délégation de la Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (CENCO), pour des échanges consacrés à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Citant le le site d’Angop, l’Agence rapporte que « Cette rencontre, qui s’est tenue au palais présidentiel, fait suite à des entretiens menés quelques jours auparavant entre le Président João Lourenço et son homologue Félix Tshisekedi, dans le cadre d’une coordination diplomatique visant à trouver des solutions pour mettre fin au conflit armé dans l’Est de la RDC ».
Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a expliqué, à l’issue de la rencontre, que la délégation des ecclésiastiques congolais était venue à Luanda sur invitation du président Lourenço lui-même, afin d’aborder les questions liées au processus de paix en RDC.
« Comme chacun le sait, les deux chefs d’Etat se sont rencontrés fréquemment ces derniers jours, et le président angolais, soucieux de trouver une voie vers la paix dans notre pays, a saisi l’occasion de nous inclure dans le processus », a indiqué le prélat congolais, cité par la source, qui a expliqué qu’il s’agissait d’un « processus de dialogue national », impliquant toutes les parties intéressées par la recherche de la paix dans l’Est de la RDC.
LePotentiel : À Luanda, après le passage de la délégation CENCO-ECC, les lignes bougent autour d’un dialogue « inclusif »
Selon le media en ligne LePotentiel, à l’heure où la crise sécuritaire s’enracine dans l’est de la République démocratique du Congo et où les initiatives de paix peinent à produire des résultats durables, la diplomatie régionale s’active en coulisses, à Luanda, le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a ouvert ses portes aux responsables des principales confessions religieuses congolaises, la CENCO et l’ECC, pour sonder les marges de manœuvre d’un dialogue « inclusif » longtemps repoussé par Kinshasa.
Le média souligne que cette séquence, qui intervient après plusieurs déplacements du président Félix Tshisekedi en Angola et en parallèle des processus de Washington et de Doha, illustre une volonté croissante d’explorer des voies complémentaires pour sortir de l’impasse sécuritaire et humanitaire. En s’appuyant sur l’autorité morale des Églises, promotrices d’un « Pacte social pour la paix », Luanda tente de baliser un terrain politique miné, où la question de l’inclusivité du dialogue reste au cœur des tensions entre impératifs de souveraineté, exigences de stabilité régionale et attentes d’une population éprouvée par des décennies de conflits.
« L’initiative angolaise intervient quelques jours seulement après deux visites successives du président congolais Félix Tshisekedi à Luanda, les 5 et 8 janvier. Ces déplacements ont confirmé le rôle central que l’Angola entend jouer dans la recherche d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sans remettre en cause les cadres existants, notamment les processus de Washington et de Doha, la diplomatie angolaise cherche à explorer des voies complémentaires, misant sur une approche plus large et plus inclusive », précise LePotentiel.
Actualité.Cd : Vers une paix par le dialogue : L'exigence de stabilité sans l'affaiblissement des institutions
Pour sa part, Actualité.Cd rappelle que depuis le début de l’année 2026, l’Angola a relancé une offensive diplomatique tous azimuts sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Le président João Lourenço a reçu à plusieurs reprises le Président Félix Tshisekedi, consulté des responsables religieux congolais, échangé avec des figures de l’opposition en exil et adressé une invitation à l’AFC/M23, rapporte Actualité.Cd.
Citant le média français RFI, Actualité.Cd souligne que cette démarche s’inscrit avant tout dans une phase de consultations exploratoires, destinée à prendre le pouls des différents acteurs, et non dans la mise en place d’un nouveau cadre formel de négociation. Il est d’ailleurs révélateur que Kigali n’ait pas été associé à ces consultations à ce stade, et que les autorités rwandaises elles-mêmes rappellent que les processus existants Washington et Doha demeurent les références tant qu’ils n’ont pas été formellement récusés.
« Dans ce contexte, la réunion de haut niveau prévue à Lomé le 17 janvier apparaît comme un moment clé de clarification. Elle est destinée à assurer la cohérence entre les différents processus en cours-Doha, Washington, et va se centrer sur la situation politique, la sécurité régionale, les mécanismes de désescalade, le soutien humanitaire et l’intégration économique », commente le média.







