Judith Suminwa annonce une réponse humanitaire d'urgence après le retrait du M23 à Uvira


La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, ce lundi 19 janvier, une réunion d’urgence  pour organiser le secours humanitaire et le rétablissement de la sécurité à Uvira au Sud-Kivu, au lendemain du retrait des rebelles de l’AFC/M23.
La Cheffe du Gouvernement a réuni les membres du cabinet et les services de sécurité pour répondre à la crise humanitaire provoquée par l’armée rwandaise et ses alliés de l'AFC-M23, qui ont occupé cette région pendant près de deux mois.
Situation humanitaire 
Selon la Première ministre, la situation humanitaire est alarmante. Le Gouvernement indique qu’au moins 267 000 personnes fuyant la guerre se sont réfugiées ou déplacées et 12 000 enfants non accompagnés ont été identifiés. 
Elle a indiqué que le ministère des Affaires sociales et la Direction générale de migration (DGM) préparent les conditions de retour. 
Toutefois, aucune opération massive de retour  ne sera autorisée sans une évaluation préalable de l'état des habitations,  dont plusieurs ont été détruites  afin d'éviter de nouvelles vagues de vulnérabilité.
Retour des autorités 
Judith Suminwa a affirmé que pour le Gouvernement, le simple retrait des rebelles  ne suffit pas , l’enjeu majeur reste la réinstallation effective des services publics dans une ville encore marquée par l’infiltration. 
« Il ne suffit pas de dire qu’ils se retirent. Il faut s’assurer que les services de l’État sont pleinement réinstallés », a pour sa part, déclaré le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, soulignant que le retour  des autorités provinciales, notamment, Gouverneur est conditionné à l'établissement d'un périmètre de sécurité solide par les FARDC et la Police nationale congolaise (PNC).
L'objectif est de restaurer l'autorité de l'État et encadrer le retour des populations après les violences qui ont dévasté la ville.
Le Gouvernement a salué le patriotisme des communautés locales. Un appel ferme a été lancé pour préserver la cohésion sociale et éviter toute stigmatisation communautaire, afin de ne laisser aucune brèche exploitable par les dans cette phase de stabilisation.

 

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