Paralysie d’activités commerciales à Kalemie à la suite de la ville morte décrétée par la FEC

Les activités commerciales ont été totalement paralysées ce mardi 20 janvier dans la ville de Kalemie (Tanganyika). Par ce mouvement de grève, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dénonce la montée de la criminalité urbaine dont les opérateurs économiques sont les premières cibles.

Du marché de Katanga Kivu au boulevard Lumumba, le constat est le même : boutiques, magasins et grands centres de négoce ont gardé leurs rideaux baissés.

Une cité fantôme

Si les transporteurs en commun (motos et taxis) ainsi que les pharmacies ont fonctionné normalement, le cœur économique de la ville s'est arrêté.

Le centre d'activité de Kisebwe, qui abrite le plus grand marché de la ville, est resté désert. « En dehors des officines de santé, aucune activité commerciale n'est visible dans les points névralgiques de la cité », témoigne un habitant ayant sillonné la ville.

Sécurité et redevabilité

Dans une correspondance adressée au maire de Kalemie le 15 janvier dernier, la FEC/Tanganyika avait prévenu les autorités de cette cessation d'activités prévue pour les 20 et 21 janvier. Les opérateurs économiques motivent leur colère par deux points majeurs :

L'insécurité croissante : les membres de la FEC sont régulièrement victimes d'attaques armées et de cambriolages.
Le manque de redevabilité : la Fédération réclame plus de transparence dans la gestion des fonds publics, ciblant particulièrement les taxes perçues au péage situé à l'entrée de la SNCC, vers le port public.

Malgré l'ampleur de la paralysie, aucune réaction officielle du ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité du Tanganyika n'a pu être obtenue à ce stade

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