Le Potentiel : « Uvira : le gouvernement lance un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État »

Revue de presse kinoise du mercredi 21 janvier 2026.

La plupart des journaux parus ce mercredi à Kinshasa s’intéressent à la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23.

Démarrons avec Le Potentiel, qui signale que le gouvernement de la RDC a annoncé la mise en œuvre d’un plan de restauration progressive de l’autorité de l’État dans la ville d’Uvira et ses environs, dans la province du Sud-Kivu. Ce quotidien souligne que cette initiative vise à rétablir durablement la sécurité, protéger les populations civiles et renforcer la stabilité sociale dans cette partie du territoire national. Selon le communiqué officiel publié lundi 19 janvier, repris dans les colonnes de ce journal, ce plan repose sur un ensemble de mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées. Il intervient à la suite du retrait forcé de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, un retrait que les autorités congolaises qualifient de ponctuel et insuffisant pour traduire une réelle volonté d’apaisement.

Le Phare relève que le gouvernement tient à préciser que le retrait d’Uvira constitue un développement ponctuel, mais ne saurait être considéré comme la fin de l’agression ni comme une modification substantielle de la situation sécuritaire générale. La seule perspective acceptable demeure le départ total, effectif et sans condition des forces rwandaises et de leurs supplétifs de l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, fait savoir ce tabloïd, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, aux engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington du 27 juin 2025 et au processus de Doha.

Infos 27 écrit que l’État reprend pied, étape par étape, à Uvira, dans le Sud-Kivu, où le gouvernement congolais enclenche un plan structuré de restauration de l’autorité publique après des semaines de fortes tensions sécuritaires. Ce quotidien précise qu’un périmètre de sécurité est établi, tandis que le retour progressif des forces de défense, de la police et des services judiciaires est officiellement engagé. Objectif : sécuriser la ville, protéger les populations civiles, lutter contre l’impunité et créer les conditions d’un retour durable à la normale, souligne ce tabloïd.

La Référence Plus note que la Première ministre, Judith Suminwa, a présidé, le 19 janvier, à l’immeuble du Gouvernement, une réunion stratégique de haut niveau consacrée à l’évolution de la situation humanitaire, sécuritaire et institutionnelle dans la ville d’Uvira, province du Sud-Kivu, après les atrocités perpétrées par l’armée rwandaise et ses alliés de l’AFC-M23. Alors que la journée avait été déclarée chômée, rappelle ce quotidien, la cheffe du Gouvernement a tenu à réunir en urgence les principales parties prenantes de l’État, traduisant ainsi la primauté des impératifs nationaux et la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée à la crise.

La Prospérité fait remarquer que le gouvernement de la RDC a mis en place un plan stratégique intégrant des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires pour rétablir la sérénité, protéger les populations civiles et favoriser la stabilisation sociale à Uvira.

Le Quotidien rappelle qu’avant l’entrée des unités des FARDC dans la ville d’Uvira, cette entité a été le théâtre de scènes de pillages de plusieurs établissements publics et privés. Selon des sources locales citées dans ses colonnes, plusieurs paisibles citoyens ont été pillés par les rebelles avant leur départ.

Forum des As rapporte que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est victime d’un acte de vandalisme perpétré contre le bâtiment hébergeant son antenne à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Selon ce quotidien, cette attaque a gravement endommagé les portes et les fenêtres du bâtiment, qui ont été délibérément visées et détruites. Ce journal souligne qu’un pillage systématique a eu lieu, entraînant la perte considérable de matériels électoraux et logistiques essentiels au bon déroulement du processus électoral. Parmi les équipements disparus ou endommagés figurent des kits électoraux (dispositifs électroniques de vote, matériels d’identification et d’enrôlement des électeurs), du matériel informatique et bureautique, des groupes électrogènes et des panneaux solaires, ajoute ce tabloïd.