
Les médias en ligne ont largement commenté ce jeudi 22 janvier l’appel de la Belgique et de la France pour l’organisation d’un dialogue inclusif pour mettre fin aux conflits dans l’Est de la RDC, l’octroie par l’Union européenne de 2 millions d’euros d’aide humanitaire pour le Sud-Kivu après le retrait de l’AFC/M23.
7sur7.Cd rappelle qu’en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le roi Philippe de Belgique a rencontré, ce mercredi, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le média précise qu'au cours de cet entretien, selon le ministre belge des Affaires étrangères, le roi a réaffirmé son engagement en faveur d’une solution pacifique à la crise qui sévit dans l’Est de la RDC, ainsi que son attachement au respect de l’intégrité territoriale du pays. Selon Maxime Prévot, le roi Philippe a également encouragé la mise en place d’un dialogue national inclusif, considéré comme une condition « essentielle » pour une stabilité « durable ».
Par ailleurs, ajoute le 7sur7.Cd, citant le diplomate belge, indique que la Belgique a rappelé son rôle de partenaire « stratégique » de la RDC et sa « détermination » à soutenir les efforts de paix, tout en insistant sur la nécessité pour les pays européens d’accorder une attention « accrue » à la situation humanitaire dramatique vécue par les populations affectées par l’administration illégitime du groupe armé M23.
Tempête des Tropiques : Conflit dans l’Est de la RDC : Le projet de dialogue évoqué à DavosLe sujet a fait l’objet d’un entretien entre F. Tshisekedi et le roi Philippe de Belgique
Commentant la même actualité, Tempête des Tropiques note que le Président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a prit part au Forum économique mondial qui se tient à Davos, en Suisse.
En marge de ces assises, le Président de la RDC a échangé avec le roi Philippe de Belgique, en présence du Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, sur la grave crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’Est du pays, suite à l’occupation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23.
« Cet échange a été aussi l’occasion pour le Chef de l’Etat congolais d’évoquer avec ses hôtes les contours du projet de dialogue politique que proposent les confessions religieuses et quelques leaders de l’opposition congolaise. », indique le média.
La France appelle aussi à un dialogue inclusif
Selon Tempête des Tropiques, alors que l’Union Africaine, à travers son médiateur togolais, Faure Gnassingbé, multiplie les contacts diplomatiques pour restaurer une paix durable dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs, « la France vient de joindre sa voix à celles de ceux qui pensent que la solution à cette crise se trouve dans la tenue d’un vrai dialogue. Dans une communication datée du 19 janvier 2026, la France, par la voix de son ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, préconise le dialogue inter congolais comme solution à cette crise. L’Hexagone considère cette initiative comme complémentaire aux processus en cours Doha, Washington et à la médiation africaine. »
LePotentiel.Cd : Crise humanitaire au Sud-Kivu : l’Union européenne débloque 2 millions d’euros pour les populations affectées
De son côté, LePotentiel.Cd fait remarquer que face à l’aggravation de la crise humanitaire dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’Union européenne (UE) a mobilisé une enveloppe de deux millions d’euros pour venir en aide aux communautés durement touchées par les conflits armés.
Cette assistance financière vise à répondre aux besoins humanitaires urgents engendrés par la recrudescence des violences dans plusieurs territoires de la province.
« En réponse à l’augmentation des besoins humanitaires dans le Sud-Kivu, l’Union européenne fournit une aide de 2 000 000 d’euros afin de soutenir les communautés affectées par le conflit. Ce financement permettra de fournir une assistance vitale à des milliers de personnes en situation de grande vulnérabilité », précise le communiqué.
« Le conflit armé en cours, particulièrement dans les zones d’Uvira, Fizi et Kalehe, a provoqué le déplacement d’environ 500 000 personnes, dont plus de 90 000 réfugiés ayant fui vers le Burundi voisin. Un chiffre qui continue de croître au fil des jours, sur fond d’insécurité persistante et d’épuisement des ressources locales. », précise le média.







