
Les autorités locales de la chefferie de Ndo, dans le territoire d’Aru (Nord-Kivu), ont lancé les travaux de réhabilitation du pont Wele, jeté sur la rivière Kandoy. L'ouvrage permet les échanges entre les terrioires d'Aru et Mahagi.
Cet ouvrage s’était effondré en 2019 sous le poids d’un camion transportant des vivres. Depuis l’effondrement de ce pont, de nombreuses conséquences sont enregistrées dans la zone.
Des élèves fréquentant les écoles de Kepira, en territoire voisin de Mahagi et situées de l’autre côté de la rivière, sont contraints de payer 200 francs congolais par jour pour traverser à l’aide d’embarcations de fortune. Une situation difficile pour les parents, dont la majorité vit dans une grande précarité, selon des sources locales.
Les motocyclistes, quant à eux, déboursent 1 500 francs congolais par traversée, tandis que les opérateurs économiques font face à des coûts supplémentaires. Cette situation les oblige à revoir à la hausse les prix des marchandises, au grand désavantage des consommateurs.
Une situation que déplore Dieudonné Tchombe, responsable de la société civile du Congo dans le territoire d’Aru:
« Tous les produits manufacturés, à l’exemple du ciment qui revenait dans le temps à 32 000 francs, coûtent actuellement 56 000 francs. Une tôle qui se négociait à 20 000 francs, maintenant c’est à 30 000 francs, parce que ces commerçants affirment débourser entre trois cents et quatre cents mille francs par traversée ».
Les travaux en cours sont financés par la population locale à hauteur d’environ 90 000 dollars américains. Les autorités de la chefferie sollicitent l’appui du gouvernement pour la remise complète en état de ce pont, d’une importance capitale pour l’économie de la région.
La réhabilitation de ce pont, long de 15 mètres et large de 7 mètres, va non seulement faciliter la circulation des personnes et des biens, mais aussi améliorer la mobilité des forces de l’ordre dans le cadre des opérations de traque des groupes armés encore actifs dans la région.







