
Des équipes de secours, appuyées par les FARDC et des jeunes volontaires, se sont rendues ce lundi matin 26 janvier dans la chefferie de Walese Vonkutu, en Ituri, pour récupérer les corps de vingt-cinq personnes tuées dimanche par des rebelles ADF. Les attaques ont visé les villages d’Apakulo, Ahombo et Mangwalo, plongeant une nouvelle fois la région dans la consternation.
Selon l’administrateur du territoire d’Irumu, le colonel Siro Simba, ce drame s’est produit dans des zones déjà déclarées interdites d’accès par les autorités en raison de la présence active de rebelles ADF en errance. Ces espaces champêtres, situés en profondeur vers la limite avec Mambasa, le long de la rivière Ituri, n’avaient pas encore été totalement sécurisés.
Le colonel Siro Simba confirme que des opérations conjointes FARDC–UPDF sont actuellement menées pour neutraliser les groupes armés encore actifs dans la région. Il explique :
« Il est vrai que des opérations y sont menées de part et d’autre, et lorsque ces rebelles sont traqués, ils traversent la rivière. Nous sommes en train de détruire leurs bastions, qui sont visés par ces opérations. Et pendant leur errance, ils commettent malheureusement des exactions contre la population civile. Des patrouilles sont effectuées, mais c’est un milieu où la présence de l’armée doit encore être renforcée ».
Une situation sécuritaire toujours fragile
Ce nouveau massacre illustre la persistance de la menace ADF dans le territoire d’Irumu, malgré les opérations militaires en cours. Les autorités civiles locales appellent à un renforcement de la présence de l’armée afin de protéger les populations civiles et d’empêcher de nouvelles exactions.








