
Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris, depuis dimanche 25 janvier, le contrôle de plusieurs localités occupées pendant quelques semaines par les miliciens Wazalendo dans le groupement Kasenga Numbi et Kulu, dans le territoire de Kailo (Maniema). C’est à l’issue d’affrontements intervenus depuis jeudi dernier jusqu’en fin de semaine.
Les combats entre les FARDC et les Wazalendo se sont déroulés dans les villages de Kasenga, Kibaraka et Ndekemanga, selon les autorités provinciales et la société civile locale. Cependant, aucun bilan officiel de ces combats n’est encore disponible.
Ces hostilités débuté jeudi ont provoqué peur et panique au sein des communautés locales.
Lupungu Milongi Prince, un habitant décrit une situation tendue :
« Les affrontements ont commencé à partir de 15 heures le jeudi. Les militaires ont récupéré toutes les parties que les Wazalendo occupaient, c'est-à-dire les villages Kasenga, Kibaraka, même Ndekemanga. J'interpelle seulement la conscience des autorités de s'impliquer massivement afin que la paix se retrouve dans cette entité ».
A l’issue des combats, l’armée a repoussé les miliciens dont certains se sont repliés vers le village Mabanga, 72 km de la ville de Kindu, dans le territoire de Pangi. D’autres sont en debandade dans les brousses environnantes de Kailo, a fait savoir ce lundi, le ministre provincial de l’intérieur.
Cependant, la situation humanitaire reste préoccupante dans les zones de refuge des habitants. Le vice-président de la société civile de Kailo, Kapamba Willy, alerte sur les conditions difficiles des populations déplacées :
« Aujourd'hui à Kasenga Numbi, la population ne reste plus là-bas, les élèves n'étudient plus, il y a la psychose. C'est ce que nous sommes en train de demander au gouvernement provincial tant national d'aider cette population qui vit sous la belle étoile ».
Ce lundi, le ministre provincial de l’Intérieur confirme que la situation est redevenue normale dans la matinée dans les villages récupérés par l’armée, même si certains ménages continuent de fuir par crainte de nouveaux affrontements.








