Calme précaire à Rutshuru et Walikale après de violents affrontements

Un calme fragile règne ce mercredi 4 février dans plusieurs villages des territoires de Rutshuru et Walikale, au Nord-Kivu Ce répit intervient au lendemain d'intenses échanges de tirs ayant opposé les combattants d'autodéfense « Wazalendo » aux rebelles de l'AFC-M23, provoquant de nouveaux déplacements de population.

La journée du mardi a été marquée par une reprise des hostilités sur deux fronts distincts, illustrant l'instabilité persistante malgré les initiatives diplomatiques en cours.

Selon des sources locales et des représentants de la société civile, les affrontements se sont déroulés selon deux dynamiques :

  • Dans le territoire de Rutshuru : Les rebelles de l'AFC-M23 ont lancé une attaque contre les positions des Wazalendo dans les localités de Kivuma et Kanyangohe, situées dans le groupement de Bukombo.
  • Dans le territoire de Walikale : La situation a été inverse dans le groupement Kisimba. Les combattants Wazalendo ont mené une offensive matinale contre les positions tenues par les rebelles dans les villages de Kalonzeet Kasopo.

Bien qu'aucune détonation n'ait été entendue ce mercredi matin, la peur reste vive. Les habitants qui n'ont pas encore quitté la zone vivent dans une psychose permanente face à l'imprévisibilité des mouvements des troupes sur le terrain.

Une grande partie des populations de ces localités a déjà pris le chemin de l'exode. Ces déplacés, qui fuient les zones de combat, se dirigent vers des centres plus sécurisés ou se cachent dans les forêts environnantes, craignant une reprise immédiate des hostilités.

Ces nouveaux affrontements compliquent davantage l'accès humanitaire dans une région où les besoins ne cessent de croître. Le groupement de Bukombo (Rutshuru) et celui de Kisimba (Walikale) sont désormais considérés comme des zones de haute instabilité, où la ligne de front reste mouvante au gré des attaques et contre-attaques des belligérants.

 

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