Dans une déclaration publiée, mardi 3 février 2026, la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu dresse un bilan alarmant : au moins 62 civils ont été tués depuis le début de l'année par des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Beni et Lubero.
Face à cette recrudescence des violences, la société civile interpelle le gouvernement central et appelle à une réévaluation urgente des stratégies sécuritaires dans la région.
Selon les données compilées par la société civile, le territoire de Lubero est le plus durement touché, avec 52 personnes tuées, contre 10 autres en territoire de Beni. Ces attaques ciblées contre les populations civiles ont également engendré des dégâts matériels considérables, visant à paralyser l'économie locale. Le ban fait état de d'un poste de santé incendié, 67 boutiques et 10 maisons brûlées ; 23 motos calcinées ; et la destruction du le « barza » (lieu de réunion) d'un chef de localité.
Déplacements massifs de population
Ces violences répétitives ont provoqué l'exode de milliers de familles. Ces personnes déplacées se retrouvent dans des conditions humanitaires précaires, fuyant des attaques caractérisées par une extrême cruauté. La société civile signale que la peur empêche le retour des habitants dans plusieurs localités désormais considérées comme des zones à haut risque.
Appel à une réévaluation militaire
Face à l'incapacité apparente des mécanismes sécuritaires actuels à stopper les ADF, la société civile du Nord-Kivu formule trois recommandations urgentes au gouvernement :
- Renforcer les capacités opérationnelles des FARDC : Augmenter les effectifs et la logistique de l'armée nationale sur le terrain.
- Réévaluer les opérations conjointes FARDC-UPDF : Analyser l'efficacité de la collaboration militaire entre la RDC et l'Ouganda pour mieux cibler les sanctuaires des ADF.
- Assistance humanitaire d'urgence : Apporter une aide immédiate aux populations déplacées victimes de ces attaques.








