Le Réseau des associations pour le développement communautaire (RADEC) a lancé, depuis quelques jours, un projet d’assistance destiné à au moins 800 victimes de violences sexuelles, dans le territoire de Salamabila, au Maniema.
Intitulé « Assistance multisectorielle d’urgence en protection aux survivants des violences sexuelles », ce projet est mis en œuvre dans quatre structures de santé : Kimbaseke 1, Camp Central, Wamaza et l'Hôpital général de Salamabila.
Selon la cheffe de ce projet de six mois, Alice Etchumbe, l’intervention vise à offrir une prise en charge médicale et psychologique aux survivants. À cela s’ajoute la sensibilisation des communautés contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre.
« Nous venons avec ce projet parce qu’au niveau de Kabambare, il y a de nombreux cas de violences sexuelles identifiés, et il n’existe pas de prise en charge médicale pour les survivants. Compte tenu de cela, nous avons jugé bon de venir avec ce projet pour assurer une prise en charge médicale et psychologique », a‑t‑elle expliqué.
Le projet est chaleureusement accueilli par le médecin directeur de l’Hôpital général de Salamabila, Dr Bulabula Amisi.
Il affirme l’avoir accueilli "avec pompe", car il s’agit d’une réponse aux plaidoyers adressés à leur partenaire Médecins Sans Frontières, qui s’est désengagé de la zone depuis octobre dernier.
« Vu la situation sur terrain, nous avons plaidé pour la pérennisation des activités. Nous demandons à RADEC de poursuivre ces plaidoyers afin d’intégrer également la prise en charge juridique et l’accompagnement socio‑économique, pour que l’assistance soit véritablement holistique », a-t-il souligné.
Un appel pressant est ainsi lancé aux survivants de violences sexuelles pour qu’ils se présentent dans ces quatre structures sanitaires afin de bénéficier de cette assistance, appuyée financièrement par la Fondation Arnhold de la Camara.








