A Beni, la Fondation Biesther se mobilise contre la mutilation génitale

La Fondation Biesther appelle à une mobilisation réelle de tous pour protéger les femmes et les jeunes filles de l’Est du pays contre les mutilations génitales.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales, célébrée le 6 février de chaque année, la directrice de cette organisation, Mignone Zaina Chaupanga, insiste sur la nécessité pour les victimes de briser le silence et de dénoncer cette pratique.

« Les mutilations génitales féminines sont une violence inacceptable. Leurs conséquences sont graves : douleurs intenses, complications à long terme, difficultés lors des accouchements, traumatismes psychologiques et atteintes irréversibles au bien‑être et à la vie des filles », a‑t‑elle alerté.

Dans le contexte de l’insécurité persistante au Nord‑Kivu et au Sud‑Kivu, le risque que ces pratiques se reproduisent est réel.

Mignone Zaina a également souligné que les déplacements forcés, la pauvreté, la déscolarisation des filles et l’affaiblissement des mécanismes de protection exposent encore davantage les enfants à des violences souvent perpétrées dans le silence.

Selon elle, les mutilations génitales féminines sont interdites par la loi congolaise et constituent une violation grave des droits humains.

« Nous lançons un appel solennel à tous : parents, leaders communautaires, chefs coutumiers, responsables religieux et membres de la communauté, dites non à ces pratiques et engagez‑vous activement pour leur disparition. Toutes les victimes doivent également dénoncer ces violences, car chaque signalement est une chance de sauver une vie et de protéger l’avenir d’une fille », a‑t‑elle poursuivi.

La Fondation Biesther est engagée dans l’autonomisation économique des femmes, l’accompagnement psychosocial et la promotion de leurs droits au Nord‑Kivu.
 

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