À l’occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines, célébrée le 6 février, l'expert en santé sexuelle et reproductive du Programme de santé de la reproduction au Kasai-Central, Emangho Tshimanga, a indiqué que cette pratique provoque douleurs et risques vitaux.
Selon l'expert Emangho Tshimanga, les conséquences à court terme sont immédiates et peuvent engager le pronostic vital des victimes.
« Pour les conséquences à court terme, nous avons d'abord la douleur extrême, car l'intervention se fait sans anesthésie. Ensuite, on assiste à des saignements abondants qui peuvent aboutir même à un décès », a-t-il expliqué.
D'autres risques immédiats incluent le gonflement sévère des organes génitaux ; des infections génitales aiguës ; ainsi que des problèmes urinaires immédiats.
Conséquences à long terme: séquelles gynécologiques et psychologiques
Au-delà de l'intervention traumatisante, les victimes font face à des séquelles durables qui affectent leur santé reproductive et leur bien-être psychologique tout au long de leur vie.
- Séquelles gynécologiques : Les cicatrices mal formées peuvent obstruer l'orifice vaginal, rendant les rapports sexuels et les règles douloureux, et compliquant gravement les accouchements.
- Séquelles psychologiques : Les traumatismes psychologiques profonds sont fréquents, entraînant des troubles de l'humeur et une baisse de l'estime de soi.
Face à ce constat, le Programme de santé de la reproduction au Kasaï-Central appelle à un renforcement des campagnes de sensibilisation pour éradiquer ces pratiques nocives et assurer la prise en charge médicale et psychologique des survivantes.








