
L’hôpital général d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu), ne dispose pas de morgue fonctionnelle et son unique ambulance, vieille d’une dizaine d’années, est hors service.
Cette situation complique la gestion des corps ainsi que l’évacuation des malades, notamment des blessés par balles ou par armes blanches, dans une zone régulièrement ciblée par les attaques des rebelles ADF.
Le médecin directeur de l’établissement, le Dr Kasereka Nzala, lance un appel urgent aux autorités et aux partenaires humanitaires.
« L’ambulance devrait nous aider à évacuer les malades qui se trouvent dans la cité, dans la commune et même au-delà. Elle est désormais vétuste. Nous l’avons acquise il y a un peu plus de dix ans. L’ambulance pose un réel problème. Quant à la morgue, elle a une capacité très limitée : nous n’avons que quatre chambres pouvant accueillir quatre corps, alors que les massacres que nous enregistrons ici peuvent faire jusqu’à dix-sept morts, voire une vingtaine de corps qu’on nous amène. Certains corps ne sont pas identifiés et devraient être conservés dans de bonnes conditions afin d’éviter leur décomposition », a-t-il expliqué.
Selon le Dr Kasereka Nzala, en raison de cette faible capacité, certains corps sont retrouvés en état de putréfaction avancée alors qu’ils auraient pu être identifiés s’ils avaient été conservés correctement.
Il a par ailleurs appelé les partenaires à doter l’hôpital d’une morgue de grande capacité, adaptée aux besoins de la zone.








