L’OIM engage des jeunes dans l’entretien de 120 km de routes à Irumu

Des travaux d’entretien des routes de desserte agricole ont été lancés samedi 28 février à Boga, localité située à environ 120 kilomètres de Bunia, dans le territoire d’Irumu. Exécuté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le cadre du programme RESET, ce projet utilisant la main d’œuvre des jeunes vise à réduire la violence et à stabiliser les communautés touchées par les conflits.
 

Selon le chef de la chefferie de Boga, cette initiative constitue une réponse concrète à l’oisiveté des jeunes, tout en facilitant l’écoulement des produits agricoles grâce à des routes mieux entretenues.

Les autorités espèrent ainsi diminuer la vulnérabilité des jeunes et contribuer, à terme, au retour progressif de la paix.

De son côté, le représentant de l’OIM souligne que ce programme prévoit également d’autres activités en faveur de la stabilité et de la cohésion sociale dans la région.

« Nous allons travailler avec des jeunes à risque. Non seulement vous allez contribuer à la réhabilitation des routes, mais vous allez aussi participer à ce que nous appelons des forums sécuritaires, où vous apprendrez comment réduire les tensions entre les communautés. Vous êtes donc à la fois acteurs de sécurité et agents de développement », a expliqué Guy Balibuno, assistant au projet RESET de l’OIM en Ituri.

Pour sa part, le chef du bureau de l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) en territoire d’Irumu a appelé la population à s’impliquer activement dans la mise en œuvre du projet, afin de garantir des routes praticables, véritables leviers du développement local.

« Le développement commence par les routes, car sans routes, il n’y a pas de développement. Ne regardez pas seulement l’argent que vous allez gagner, mais ayez d’abord à cœur le développement de votre entité. Les efforts du territoire sont là pour accompagner les initiatives locales de la chefferie », a déclaré Mathieu Mumbere, chef territorial du bureau de l’OVDA.

Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans plusieurs zones de la province de l’Ituri, cette initiative apparaît comme une réponse préventive à l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés, en leur offrant une alternative économique et sociale.

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