
Des associations féminines de Beni (Nord-Kivu) appellent le Royaume-Uni à s’impliquer davantage dans la réforme du secteur de la sécurité et dans la lutte contre les rebelles des ADF en RDC. Elles l’ont exprimé jeudi 5 mars à Beni lors d’une rencontre avec la Baronesse Chapman de Darlington, la ministre britannique chargée du Développement international et de l’Afrique.
L’une de ces femmes, Noëlla Muliwavyo, coordinatrice du Collectif des femmes pour les vulnérables (CAFEVU) de Beni, explique :
"Nous avons montré que notre zone vit depuis 1996 dans la multiplicité de groupes armés. Nous avons cité d'abord les ADF qui ont commencé depuis longtemps. Ce que nous avons demandé à la ministre est que son pays, la Grande-Bretagne, s'implique dans la réforme du secteur sécuritaire au niveau de la RDC".
Elles ont également insisté sur les conséquences de l’insécurité et plaidé pour l’accompagnement des survivantes de violences sexuelles et des victimes des massacres des ADF à travers des projets agricoles.
Selon les mêmes sources, Londres devrait aussi appuyer les associations féminines en vue d'encadrer les victimes des massacres et les victimes de violences sexuelles, mais aussi les rescapés des tueries des ADF.
Baronesse Chapman est en visite dans la région pour s’imprégner de la crise humanitaire dans l’Est du pays et de l’impact de l’aide britannique.
"Elle a été contente de voir comment elle palpe du doigt la situation qui se passe à l'est de la RDC. Elle a promis de s'impliquer davantage. Par rapport à leur plan d'action britannique, elle a un plan d'accompagner l'agriculture en RDC avec notre Gouvernement", rapporte Noëlla Muliwavyo.
Lors de son séjour à Beni, la ministre britannique a également rencontré le gouverneur du Nord-Kivu, échangé avec des femmes engagées dans la consolidation de la paix au sein des Nations unies et visité l’hôpital général de Beni.






