La promesse du gouvernement de débloquer trois millions de dollars pour apurer les arriérés de salaires des agents de la société publique Transports au Congo (Transco) suscite à la fois espoir et prudence du côté du banc syndical. Dans un communiqué publié jeudi 11 mars, la direction générale de l’entreprise a annoncé cet engagement financier destiné à régler une partie des dettes salariales accumulées. Les travailleurs de Transco totalisent actuellement près de trois mois d’arriérés de salaire.
Le président adjoint du syndicat des agents de Transco, Guelor Muambay, salue l’annonce du Gouvernement, tout en appelant à sa concrétisation rapide afin de soulager les agents.
« Nous étions avec le ministre qui nous a fait cette promesse. Mais jusque-là, nous regrettons parce qu’il n’y a rien dans nos comptes », a-t-il déclaré.
Les agents réclament le respect de la promesse gouvernementale
Pour le syndicaliste, la situation devient de plus en plus difficile pour de nombreux travailleurs, confrontés à des charges familiales importantes.
« Imaginez un père de famille avec des enfants à l’université ou qui doivent présenter les examens d’État, alors qu’il a aussi un loyer à payer. C’est vraiment dommage », a-t-il déploré, exhortant le gouvernement à respecter ses engagements.
Guelor Muambay prévient que les agents pourraient envisager des actions syndicales si la promesse du gouvernement n’est pas tenue dans les prochains jours.
Des pistes pour sauver l’entreprise
Au-delà de la question salariale, les syndicats plaident pour des solutions durables afin de garantir la viabilité de l’entreprise publique. Ils suggèrent notamment que Transco puisse bénéficier de certaines recettes issues de points de fiscalité ou d’autres mécanismes permettant de générer davantage de revenus.
« La priorité reste le social des agents », insiste le syndicaliste, tout en appelant les autorités à éviter que cette entreprise de transport public ne disparaisse.
« Nous sommes proches de la population. Il ne faut pas laisser cette entreprise mourir d’elle-même », conclut-il.







