La société civile de Lubero réclame une cartographie claire des positions des FDLR avant toute opération militaire

La société civile du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, appelle les autorités à établir une identification précise des positions des rebelles des FDLR dans cette zone. Cette demande intervient dans un contexte marqué par l’annonce des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) du lancement d’une opération visant à traquer ces combattants d’origine rwandaise encore présents sur le territoire congolais.

Le dimanche 29 mars dernier, les FARDC ont officialisé le début d’une opération militaire dont l’objectif est d’obtenir la reddition des FDLR, leur désarmement et leur rapatriement vers le Rwanda. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Washington, qui prévoit des garanties de sécurité ainsi qu’un suivi international.

Inquiétudes liées à l’absence de cartographie

Pour la société civile de Lubero, l’un des principaux défis reste l’absence d’une cartographie claire des positions occupées par ces groupes armés. Une situation qui, selon elle, pourrait compliquer la conduite des opérations sur le terrain.

Le président de cette structure locale, Muhindo Tafuteni, estime qu’une identification précise des zones occupées est indispensable afin d’éviter toute confusion entre les différents groupes armés actifs dans la région. 

Selon lui, sans une délimitation claire des positions des FDLR, les opérations militaires pourraient être mal orientées et toucher d’autres groupes locaux qui peuvent être confondus aux FDLR, déroutant la vraie cible de ces opérations.

Il craint également que les Volontaires pour la patrie (VDP) puissent être ciblés au détriment de vrais FDLR.

Muhindo Tafuteni souligne également que, d’après certaines sources locales, les FDLR pourraient être davantage présents dans des zones sous contrôle d’autres forces dont le M23 notamment à Rutshuru, ce qui selon lui, renforce la nécessité d’une cartographie actualisée avant toute intervention.

La société civile plaide ainsi pour une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes, afin d’assurer l’efficacité des opérations tout en limitant les risques d’erreurs sur le terrain.

Elle suggère qu’une cartographie claire pourrait également faciliter d’éventuels ajustements sécuritaires, notamment dans les zones sous influence d’autres groupes armés, en vue de permettre une traque ciblée des FDLR.

 

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