
Les casques bleus de la MONUSCO ont remis, samedi 11 avril, quatre anciens otages aux autorités coutumières et aux forces de sécurité à Bunia. Il s’agit d’un policier, une femme, son enfant et d’un jeune homme qui avaient été enlevés par les miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP) et qui ont réussi à s’échapper à la faveur d'opérations militaires.
Les victimes avaient été capturées de nuit puis transférées dans les bastions de la rébellion, notamment vers Bule et Liri. Durant leur détention, les rescapés affirment avoir subi de mauvais traitements. Ils rapportent également avoir reconnu, parmi leurs ravisseurs, d'anciens membres de leur communauté ayant rejoint les rangs du groupe armé.
Une évasion facilitée par la pression militaire
Ces otages ont retrouvé leur liberté à la suite des opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le secteur de Walendu Pitsi. Profitant d'une brèche lors des affrontements, les captifs ont pu s'échapper de leur lieu de détention pour regagner des zones sécurisées.
Alertée par la communauté locale, la MONUSCO est intervenue pour assurer la prise en charge initiale des rescapés. Les casques bleus ont ensuite organisé leur transfert officiel vers les autorités civiles et militaires compétentes en Ituri.
Soulagement au sein de la communauté locale
Le retour de ces quatre personnes est accueilli favorablement par les responsables coutumiers de la région. Les autorités locales réitèrent leur appel à la collaboration entre la population et les forces de défense pour faciliter d'autres libérations et stabiliser la zone.
Les anciens otages reçoivent un soutien médical et psychologique avant de regagner définitivement leurs foyers respectifs.







