Accalmie fragile à Djugu après des violences meurtrières autour du site de déplacés de Plaine Savo

Un calme précaire règne depuis dimanche 24 mai autour du site de déplacés de Plaine Savo, dans le territoire de Djugu (Ituri), au lendemain d’incidents sécuritaires particulièrement violents. Malgré cette accalmie relative, la population reste marquée par les violences ayant causé la mort de plusieurs civils et des destructions importantes.

Selon des sources locales, des affrontements ont opposé vendredi les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux éléments de la rébellion de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP).

Le bilan humain est lourd. Onze personnes tuées lors de ces combats ont été inhumées samedi. D’après plusieurs témoignages, les victimes seraient en majorité des déplacés vivant sur le site de Plaine Savo, déjà fragilisés par des conditions humanitaires précaires.

Par ailleurs, treize autres civils blessés par balles poursuivent actuellement leur prise en charge dans différentes structures sanitaires de la région.

Incendies et exactions signalés

La situation s’est aggravée samedi avec de nouveaux actes de violence. Des maisons et des véhicules ont été incendiés autour du centre commercial de Bule par des hommes armés, présentés par des témoins comme portant des uniformes.

Les motivations de ces actes ne sont pas encore clairement établies. Ces incidents ont contribué à renforcer un climat de peur et d’incertitude au sein de la population locale.

Du côté des forces en présence, des sources sécuritaires indiquent que quatre combattants de la rébellion de Thomas Lubanga ont été tués, tandis que deux autres ont été grièvement blessés lors des affrontements survenus au village de Liri.

Les assaillants auraient également incendié plusieurs huttes appartenant à une position des FARDC, témoignant de l’intensité des combats dans cette zone.

Une population sous le choc

Malgré le retour relatif au calme, les habitants de Plaine Savo et des environs restent profondément choqués par ces événements. Les violences ont de nouveau mis en lumière la vulnérabilité des populations déplacées, déjà exposées aux risques liés à l’insécurité chronique dans le territoire de Djugu.

Une accalmie encore fragile

Si les armes semblent s’être tues pour l’instant, la situation reste hautement volatile. La présence de groupes armés dans cette partie de l’Ituri continue de représenter une menace constante pour les civils.

Face à cette situation, les populations locales attendent des autorités des mesures rapides et durables pour restaurer la sécurité et prévenir de nouvelles violences.

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