Des équipes d’inspecteurs de l’Inspection générale de la Police nationale congolaise (IG-PNC) mènent des visites de contrôle depuis lundi 25 mai dans des cachots des commissariats urbains de Kinshasa pour déceler les cas d’arrestations arbitraires ou illégales.
Libération des personnes détenues illégalement
Les inspecteurs libèrent toute personne arrêtée uniquement à cause de sa chevelure sans avoir commis d’infraction. Les équipes examinent également la situation des mineurs détenus ainsi que les cas de dépassement des délais légaux de garde à vue.
À travers ces visites, l’Inspecteur général Philémon Patience Mushid Yav répond à l’appel du ministre de l’Intérieur. Ce dernier demande à la police nationale de décourager toutes les violations des droits humains commises par les agents de la police.
Un appel à la dénonciation gratuite des abus
La hiérarchie de la police invite la population à collaborer activement en dénonçant les tracasseries policières. Les citoyens peuvent saisir l’institution pour permettre l’application des mécanismes de contrôle, d’audit, d’enquête et d’évaluation. L'IG-PNC rappelle que le dépôt de plainte et l’ensemble de procédures sont entièrement gratuits.
« La population ne peut que venir à l'Inspection générale pour dénoncer les cas de tracasseries que les autorités sont en train de déplorer. Nous sommes sur l'avenue de la Justice numéro 40 à la Gombe. La population peut encore nous saisir à travers notre antenne qui est à Lemba, au niveau du camp Kabila, juste à l'entrée. Dans chaque province, l'Inspection générale est représentée dans chaque chef-lieu », précise l'inspecteur Jean-Claude Tshibuyanga, superviseur de ces visites.







