
Invité jeudi 28 mai devant le Sénat français pour un dialogue de haut niveau sur le thème « Amplifier les voix des victimes survivantes et lutter contre l’impunité », le ministre congolais des Droits humains a plaidé pour la fin des violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC.
Samuel Mbemba a attribué ces exactions aux troupes rwandaises et à leurs alliés de l’AFC/M23. Il a expliqué la manière dont le viol est utilisé comme arme de guerre.
Selon ce membre du gouvernement, ces viols massifs sont commis par des militaires venus du Rwanda :
« Des femmes violées en présence de leurs enfants ou de leurs époux, des enfants obligés de violer leurs mères ou leurs sœurs, et les conséquences qui en découlent, telles que les grossesses non désirées, l’apparition de fistules anales, les maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA, le traumatisme pour la femme violée et sa famille, la honte, la stigmatisation »
Samuel Mbemba a rappelé que tous ces actes sont documentés dans plusieurs rapports de l’ONU. Il estime que les moyens utilisés pour empêcher Kagame ne sont pas à la hauteur.
« Notre plaidoyer est que les sénateurs français, le groupe Amitié-France, amplifient les cris de ces femmes meurtries. Qu’ils parlent plus fort pour que les parlementaires français entendent, pour que la France et l’Union européenne écoutent ce que disent ces femmes meurtries. On a trop laissé Kagame faire », a poursuivi le ministre des Droits humains.
À la 87ᵉ session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), qui s’est tenue du 11 au 20 mai à Banjul, en Gambie, le ministre congolais des Droits humains avait également porté la voix des victimes de l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, il avait appelé à une prise de conscience et à une mobilisation africaine en faveur de l’idéal de paix dans la partie orientale de la RDC.








