
Le ministère des Finances affirme mettre en place d’une plateforme centralisée de régulation des jeux d’argent en République démocratique du Congo.
Didier Bobwa, chargé du système d’information et du monitoring des opérations de jeux, a fait cette déclaration lors d’une activité organisée samedi 30 mai à Kinshasa :
« Nous sommes en train d’intégrer une plateforme de monitoring qui permettra de contrôler les opérations et les activités des opérateurs de jeux ».
Il a précisé que des moyens techniques sont déployés au sein de la Cellule pour mieux surveiller le secteur des jeux à travers le pays. Selon lui, un encadrement strict est nécessaire pour prévenir les problèmes sociaux liés aux jeux de hasard :
- Endettement
- Addiction
- Blanchiment d’argent
- Participation des mineurs
« Certaines personnes peuvent perdre toutes leurs économies, d’autres utiliser les jeux pour blanchir de l’argent obtenu illicitement. Il y a aussi le risque que des mineurs soient attirés par ces pratiques », a souligné Didier Bobwa.
A travers cette réforme, le Gouvernement veut moderniser ce secteur en pleine expansion tout en renforçant son encadrement. Le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a plaidé pour une collaboration étroite entre l’État et les opérateurs afin de garantir une concurrence saine et de lutter contre la criminalité financière.
Un projet de loi est actuellement en cours d’examen pour doter le secteur d’un cadre juridique moderne. Cette initiative intervient alors que la RDC figure sur la liste grise du GAFI, avec l’ambition de renforcer la transparence et la crédibilité du pays.
Les opérateurs, tels que PixLab RDC, saluent cette démarche qui promet un environnement plus structuré. Un dialogue permanent est annoncé pour bâtir un secteur des jeux d’argent crédible, régulé et conforme aux standards internationaux.







