La Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV) appelle les acteurs politiques congolais à privilégier l’apaisement. Dans une déclaration publiée dimanche 31 mai à Kinshasa, cette organisation de la société civile s’inquiète des appels à des manifestations concurrentes prévues aux mêmes dates par des camps opposés dans la ville. Ces rassemblements portent sur les débats autour de la révision ou du changement de la Constitution.
Face à la montée des tensions entre partisans et non partisans de la révision de la Constitution, la VSV demande aux autorités de garantir la liberté de manifestation et de protéger les personnes et les biens. L’organisation invite les différents camps politiques à éviter toute escalade. Selon elle, la situation actuelle est susceptible d’alimenter des tensions et de provoquer des affrontements.
La VSV insiste sur le respect du choix de chaque citoyen. « La Voix des sans voix pour les droits de l'homme demande aux organisateurs des manifestations de respecter la liberté de chaque Congolaise ou de chaque Congolais à participer ou pas à une manifestation », déclare Rostin Manketa, directeur exécutif de l’organisation. Il rappelle que nul ne peut être contraint de prendre part à un rassemblement, conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux.
Par ailleurs, l’ONG interpelle directement les forces de l’ordre et les leaders politiques. Elle souhaite que la police maintienne l’ordre public de façon neutre. « La police doit agir avec impartialité sans se ranger derrière un camp quelconque », ajoute M. Manketa. Il demande enfin aux organisateurs d’adopter un discours responsable et d’éviter toute incitation à la violence








