La Coalition C5 conditionne la tenue du référendum à la participation des deux Kivu

La nouvelle coalition politique dénommée Article 5 (C5) pose des conditions strictes concernant le débat sur la révision constitutionnelle. Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 3 juin à Lubumbashi, province du Haut-Katanga, l’initiateur de cette structure de jeunes, Caleb Banza, a exigé la participation obligatoire des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à tout éventuel référendum.

Pour cette organisation, aucun vote de cette nature ne peut avoir lieu sans l'inclusion des habitants des zones actuellement sous occupation rebelle.

La C5, qui affirme privilégier l’intérêt général, estime que le peuple doit trancher la question du changement ou du maintien de l’actuelle Constitution.

Elle rejette les prises de position exclusives de la classe politique et appelle à un débat inclusif.

Le référendum comme arbitrage pour la jeunesse

Selon la structure, le recours aux urnes est le seul moyen de connaître la position réelle des Congolais, face aux discours des différents regroupements politiques.

Caleb Banza définit la vision de son organisation qui estime que le référendum ne doit pas faire peur à la jeunesse, mais plutôt aux agendas des politiciens, car leurs agendas ne sont pas ceux de la jeunesse.

Il note que le référendum est le meilleur moyen pour les jeunes de décevoir certains politiciens.

« Avant d'y aller, le gouvernement a le devoir d’assurer que nos frères du Nord et du Sud-Kivu seront capables d'y participer », a-t-il souligné

Cette structure critique également l'opposition et d'autres plateformes comme la C64, leur reprochant de s'attribuer le mandat unanime du peuple sans consultation directe par la voie référendaire.

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