
La société civile de Gemena (Sud-Ubangi) dénonce la lenteur des travaux de réhabilitation de la voirie urbaine, mettant en cause l’entreprise IMMO-SERKAS, chargée de l’exécution de ce projet. Jointe au téléphone ce samedi 23 mai 2026, l’un des responsables de cette entreprise de construction attribue ce retard à des difficultés financières et affirme attendre du Gouvernement le paiement de ses factures pour des travaux préfinancés déjà à hauteur de 60 %.
Réagissant à Radio Okapi, Serge Linzambe, acteur de la société civile locale, hausse le ton et met en cause l’entreprise IMMO-SERKAS, chargée de l’exécution de cette infrastructure de base.
Il juge injustifié l’arrêt des travaux par la société IMMO-SERKAS qui, selon lui, ne devrait pas abandonner le chantier pour des raisons financières.
« Le retard du paiement administratif ne saurait justifier l’abandon du chantier. Un opérateur digne de ce nom doit honorer ses engagements envers l’État et les citoyens », a-t-il fustigé.
Pour sa part, un responsable de l’entreprise IMMO-SERKAS reconnaît la lenteur des travaux de ce projet de 10 kilomètres, censé faciliter la circulation des personnes et de leurs biens dans la ville de Gemena. Toutefois, il explique que son entreprise traverse actuellement des difficultés financières et attend le paiement des factures auprès du ministère des Finances afin de pouvoir acheminer ses engins et autres matériaux, encore bloqués à Kinshasa.
Selon le chargé de communication d’IMMO-SERKAS, Sam Malebo, l’entreprise a un besoin urgent d’un acompte de 600 000 dollars américains pour permettre l’acheminement des équipements immobilisés au port de l’ONATRA ainsi qu’à celui de Pointe-Noire, en République du Congo.
Il assure qu’une fois ces fonds débloqués, les équipements seront transférés à Gemena, ce qui permettra d’accélérer les travaux. « Ces travaux peuvent être achevés dans quelques mois, et je dirais avant la fin de l’année 2026 », estime-t-il.
Radio Okapi a tenté, sans succès, d’obtenir la réaction du ministère des Finances à ce sujet.







