
En Ituri, la sécurité est renforcée, depuis quelques jours, autour des centres de traitement d’Ebola et des structures sanitaires engagées dans la riposte, aussi bien à Bunia qu’à l’intérieur de la province.
Parmi les mesures prises, une base mobile des Casques bleus de la MONUSCO a été déployée à Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, pour appuyer les services de sécurité.
Objectif : protéger le personnel de santé et les installations médicales dans une zone où la désinformation et la méfiance envers la riposte restent présentes.
Le dispositif sécuritaire a été renforcé notamment à Rwampara, Bunia et Mongbwalu. Des policiers assurent la garde des sites afin de prévenir d’éventuels incidents et de garantir la sécurité du personnel soignant.
Cette présence est également observée dans plusieurs structures sanitaires publiques et privées impliquées dans la prise en charge des malades. Même les enterrements sécurisés bénéficient désormais d’une protection renforcée, après les incidents enregistrés il y a une semaine à Bunia, où des membres d’une équipe de riposte avaient été agressés lors d’un enterrement.
Pour appuyer les efforts du gouvernement, la MONUSCO a déployé, depuis jeudi, une base mobile de Casques bleus à Mongbwalu, l’un des principaux foyers de l’épidémie.
Cette présence vise à renforcer la protection des travailleurs humanitaires, des équipes médicales et des infrastructures de santé.
Selon plusieurs sources, cette mesure contribue à améliorer les conditions de travail des équipes de riposte et à faciliter la prise en charge des patients.
Par ailleurs, les actes de résistance et les menaces contre les équipes de riposte semblent diminuer progressivement grâce aux campagnes de sensibilisation menées auprès des communautés pour lutter contre la désinformation autour de cette épidémie, déclarée le 18 mai dernier en Ituri.








