Suspectés d’Ebola, cinq détenus de la prison de Bunia testés négatifs

Les cinq détenus de la prison centrale de Bunia (Ituri) initialement suspectés d’Ebola ont été déclarés négatifs ce vendredi 5 juin, après analyses de laboratoire, selon les autorités sanitaires et pénitentiaires.

Malgré ce résultat, les acteurs de la riposte appellent à renforcer le dispositif de prévention, notamment par la création d’un centre d’isolement au sein de l’établissement carceral.

Les analyses réalisées en laboratoire ont confirmé l’absence de contamination à la maladie à virus Ebola chez les cinq détenus concernés.

Une nouvelle particulièrement attendue, d’autant plus que ces prisonniers s’étaient évadés après leur transfert vers des structures de prise en charge, alimentant des inquiétudes sur un éventuel risque de propagation.

Le directeur de la prison centrale de Bunia, Camille Zonzi, a exprimé sa satisfaction :

« J'ai été comblé de joie par rapport à ces résultats. Nous, la prison, nous, tous les détenus sommes en bonne santé. Étant donné que le résultat est négatif, vraiment, je suis protégé. C'est à moi aussi de protéger les gens qui viendront pour qu'ils ne viennent pas avec la maladie à la prison».

Un centre d’isolement au sein de la prison

Malgré cette issue rassurante, les équipes de riposte estiment que la mise en place d’un centre d’isolement et de transit dans la prison reste une priorité afin de mieux gérer d’éventuels cas suspects à l’avenir.

Selon l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la MONUSCO, les démarches sont déjà engagées. Des équipements de protection ont été fournis et des séances de sensibilisation sont régulièrement organisées à l’intention des détenus et du personnel pénitentiaire.

Une coordination regroupant l’OMS, la MONUSCO et le CICR est également active au sein de la prison centrale de Bunia pour appuyer les mesures de prévention et renforcer la surveillance sanitaire.

Les acteurs impliqués insistent sur la nécessité de maintenir la vigilance, afin d’éviter toute résurgence de cas suspects dans un contexte où la menace d’Ebola reste surveillée de près en Ituri.

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